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Jour 2 : La claque émotionnelle d'Ibrahim Maalouf

Hier soir, deuxième soir du NJF, larmes, frissons et émotions se sont emparés de chaque partie constituant le corps humain. L'auteur de cet exploit n'est autre que le grand Ibrahim Maalouf. 

Faut l'avouer, hier soir je n'étais pas super enthousiasme à l'idée de "revoir" Ibrahim Maalouf sur la scène Massena. Non pas que je n'apprécie pas l'artiste, loin de là, mais ce n'est pas la première fois qu'il vient fouler les scènes du Nice Jazz Festival. 

Samy Thiébault "Rebirth"En attendant sa prestation, c'est côté Théâtre de Verdure que je me suis posée hier soir afin d'écouter des artistes qui m'étaient inconnus jusqu'alors. Samy Thiébault, jeune saxophoniste français (ça mérite d'être souligné), ouvre la soirée avec un public attentif, et toutes générations confondues. Les photographes dégainent leurs objectifs pour immortaliser cette prestation musicale, teintée de philosophie. Et oui, j'ai ce sentiment d'une musique philosophique qui vous entraîne dans des chemins inconnus jusqu'alors. Une rapide lecture du dossier presse me confirmera quelque peu  mon sentiment, Samy Thiébault est un diplômé en philosophie. 

Con BrioUn petit saut sur la scène Massena pour découvrir Con Brio, un jeune groupe décoiffant. Un savoureux mélange de funk et de rock, de Kool and the Gang et de Prince avec un air capillaire de Kamini. Con Brio enflamme la scène et envoûte le public au rythme de déhanchés, une fois à gauche, une fois à droite, impulsés par les musiciens. Ces jeunes n'ont rien laissé au hasard dans leur show, jusqu'aux vêtements de scène dont on notera que le rouge habille les "funky", tandis que le noir vêtit "les rockeurs". Une très belle découverte, et un voyage musical qui fait du bien. 

 

Le temps d'une courte pause à l'espace presse pour embrasser quelques amis, discuter avec Jacques Thérence de Virgin Radio,  boire un verre de rosé, et me revoilà partie au Théâtre de Verdure pour écouter Christian McBride New Jawn. Ce contrebassiste est un diamant du jazz d'aujourd'hui. 

En cette deuxième soirée, les rencontres tant musicales, qu'amicales sont au rendez-vous, et qu'il fait bon d'évoluer dans ce site magnifiquement aménagé, où les sourires et les discussions sont enrichissantes, étonnantes, et agréables. Tout cela me vaudra de rater, visuellement, le début de la prestation de Laura Mvula, mais pas d'un point auditif. Cette nénette débordante d'énergie est tout simplement charismatique, hypnotisante, et envoûtante.  Arrivée en fin de son concert, je découvre une foule endiablée qui se meut au rythme de notes hip-hop, jazz, électro et rock. 

Retour à l'espace presse pour s'hydrater, et s'asseoir un peu. L'heure tourne comme chaque soir, la fatigue n'a pas encore fait son apparition. Le temps pour moi de caler quelques rendez-vous pour des interviews pour les jours à venir. Et puis, il me faut retourner écouter Ibrahim Maalouf, histoire de découvrir son nouvel album dont on m'a vanté tous les mérites. 

C'est au fond de la scène Masséna que je prends place. La foule est dense, il faut savoir jouer des coudes et des "pardons", "excusez-moi" pour arriver à voir un bout de scène et respirer un peu. 

FullSizeRender (12).jpgIbrahim Maalouf entre sur scène, et là c'est l'hystérie : tonnerre d'applaudissements, cris, joie, sauts... Le public est "au taquet" comme on aime à dire par ici, dans le Sud. Cette joie explosive va vite faire place à un silence, à une ambiance feutrée, lourde d'émotions car les mots de ce génie de la musique ne peuvent que toucher, émouvoir. Ibrahim Maalouf rend hommage aux femmes, ses femmes (mère, tantes, nièces), à la ville de Nice et nous glisse quelques mots pour ses 86 anges partis trop tôt. Les larmes coulent sur mes joues, les frissons m'envahissent, et même la trompette d'Ibrahim Maalouf se met à pleurer. Un moment d'une émotion indescriptible. Chacun dans la foule essuie une larme, serre son compagnon ou sa compagne. Les corps se rapprochent, et la foule ne fait plus qu'un. Le temps s'arrête, chacun étant dans un état second, et doucement Ibrahim Maalouf injecte de la joie, de la vie dans sa trompette. Les corps se desserrent, reprennent vie, bougent, les larmes s'envolent, les frissons s'estompent et la fête commence. 

Merci Ibrahim Maalouf pour ce concert unique, émouvant qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Vous clôturez votre "tournée" en beauté. Mille mercis pour ce moment. 

 

 

 

 

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