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  • Entre Dieu et moi, c'est fini - Katarina Mazetti (Babel)

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    Début août, j'achète ce livre (et sa suite "Entre le petit chaperon rouge et le loup, c'est fini), non pas poussée par les critiques littéraires, mais par l'envie de lire encore et encore Katarina Mazetti qui m'a envoutée avec "Le mec de la tombe d'à côté". 

    Ce visage de jeune fille, tête baissée et yeux clos, erre donc dans ma bibliothèque depuis quelques semaines, quand je me decide enfin à l'ouvrir et à le lire. C'était, il y a une vingtaine de jours. 

    Linnea, seize ans, plus d'un mètre quatre-vingt est une adolescente qui parle au mur du dressing de l'appartement de sa grand-mère pour se confier. "Un mur n'écoute peut-être pas. Mais de toute manière, personne n'écoute"...."Les murs ont quelque chose de spécial"

    Dès les premières pages, Linnea nous livre sa souffrance, la souffrance d'avoir perdu sa meilleure amie. Comme elle nous le livre très bien, page 17, "On n'a pas de statut quand on a perdu un ami ! Si ton mari meurt, tu deviens veuve, une veuve vêtue de noir et les gens baissent la voix en ta présence pendant des années. Si c'est ton meilleur ami qui meurt, les gens te demandent après quelques temps pourquoi tu broies encore du noir"

     Cent quarante pages où le lecteur suit Linnea dans son témoignage de ce qu'est la vie d'adolescente au sein d'un lycée, ce qu'est une meilleure amie, les garçons, l'amour, les premiers émois, les premières idéologies, les discussions métaphysiques que l'on ne partage qu'avec sa meilleure amie, ici Pia. Pia, qui un quatre juin décidera de mettre fin à ses jours, Pia qui se jette sous un train, Pia qui n'est plus. Comment accepter l'absence, la disparition d'un être cher. Linnea n'ira pas à l'enterrement de sa meilleure amie, car ce serait accepter qu'elle soit morte. Alors elle "collectionne les souvenirs de Pia avec la prudence d'un archéologue qui découvre les vieux débris d'une cruche"

    Tout est décrit, narré avec tendresse, humour, et beaucoup de pudeur. Katarina Mazetti a les mots justes, les descriptions pertinentes et c'est ainsi que ce roman est une très belle histoire d'amitié entre deux jeunes filles, pas comme les autres.

    J'ai hâte de lire le deuxième opus "Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini". 

     

  • Les heures souterraines - Delphine de Vigan

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    Lundi 20 Mai : un jour pas comme les autres, ainsi l'a dit Madame la voyante. 

    Mathilde dort mal dans la nuit du 19 au 20 mai, Thibault, lui, passe sa dernière nuit à l'hôtel avec Lila. C'est décidé, il doit quitter cette fille malgrè l'amour qu'il éprouve pour elle. Un amour à sens unique, ou ressenti de manière différente par Lila.

    Près de trois cents pages qui décrivent ce lundi 20 mai vécu par Mathilde, et par Thibault, dans un Paris et sa banlieue. Mathilde ne soupçonne pas l'existence de Thibault, et inversement. 

    Ces deux personnages nous plongent dans leur vie, l'analyse qu'ils en font, leurs doutes, leurs forces, leurs peurs, leurs certitudes. 

    De son côté Mathilde, nous décrit fort bien et avec les mots justes, ce qu'une femme, seule, avec des enfants, vit chaque jour entre les transports en commun, le boulot, la maison. Nous partageons avec elle sa relation, purement professionnelle, avec Jacques, son supérieur hiérarchique. Un Jacques ignoble, manipulateur face auquel elle ne tentera rien, mais se laissera porter, comme un robot, comme par habitude.

    Thibault, médecin, nous plonge dans ces visites médicales, d'un quartier parisien à l'autre, et nous ouvre les portes de la solitude des personnes âgées, le mal-être des citoyens d'aujourd'hui. Entre deux visites, entre deux voitures, entre recherche de place et attente derrière un camion de livraison, Thibault s'interroge sur sa vie, sur Lila.

    Un roman qui ne laisse que très peu de place au sourire, à la gaîété, mais qui nous embarque dans la solitude des gens, dans ce monde contemporain où l'on se croise, et l'on s'ignore, ce monde où tout le monde se fout de tout le monde.

    Delphine a une plume légère, des mots simples, et un sens de la description du monde moderne qui ne peut laisser le lecteur indifférent.

     

  • Quand souffle le vent du nord - Daniel Glattauer

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    En date du 15 Janvier, Emmi Rothner, la trentaine,mariée, envoie un simple mail aux publications Like pour résilier son abonnement.

    Rien de bien passionnant pour un début de roman, sauf que, notre héroine "souffre malheureusement d'une maladie chronique du "ei", c'est-à-dire du E avant le I".

    Ainsi, le mail n'arrive pas aux publications Like, mais dans la boite d'un certain Léo Leike, conseiller en communication et assistant psychologue du langage. Coïncidence, ou pas, Léo étudie alors l'influence des mails sur notre attitude langagière et le mail comme vecteur d'émotions.

    Durant plus d'une année, Emmi et Léo vont entretenir un échange épistolaire, via leur boîte mail, qui est à la fois savoureux, étonnant, passionné, passionnant et humoristique.

    L'auteur amène le lecteur à devenir, à son tour, psychologue du langage. Au fil des pages, à travers les mots, on est le témoin de la naissance d'un sentiment amoureux entre Emmi et Léo. Mais où tout cela va les mener entre l'ex, le mari, la meilleure amie, et surtout ce refus de se rencontrer l'un l'autre. Ils se croiseront pourtant, ne sachant pas qui est qui.

     

    Trois cent quarante huit pages de lecture délicieuse et savoureuse. 

     

  • Il n'y a que toi, Guillaume Fédou !

    Voici quelques jours, je vous faisais partager mon gros coup de coeur pour Guillaume Fédou et son "garçon moderne" qui envahit mes oreilles au moins trente fois par semaine.

    Et puis, une enveloppe sur mon i-phone qui m'informe d'un com sur mon blog.

    Je jubile, c'est le quatrième com en moins d'une semaine d'existence (ouai, je suis pas très exigente, je sais). Et oh, surprise c'est un charmant Matthieu du label JIA, qui en plus, me signale le dernier tube de Guillaume.

    Cher Matthieu, j'aime, j'adore Guillaume Fédou tant à priori, qu'à postériori !! Et merci de votre commentaire, je vous embrasse.

    Alors, pour vous, voici la dernière composition de Guillaume, et pour le plaisir, une reprise de "Un autre monde", que j'aime assez.

     

    Il n'y a que toi





     

     

    Un autre monde





  • N'oublie pas d'être heureuse de Christine Orban (Le livre de poche)

     

    christine orban,  roman, le livre de poche

    Je ne connaissais absolument pas Christine Orban, n'avais donc lu aucun de ces livres. 

    J'achète ce livre à l'aube de mes vacances par le seul fait que le titre me parle. Je lis comme toujours la quatrième de couverture, mais peu d'informations sur l'histoire, plus d'informations sur l'auteure. J'hésite, le pose, le reprends, puis fini par l'inclure dans mon "panier Virgin". 

    Il restera là dans ma bibliothèque quelques jours, quelques semaines, j'ai d'autres lectures prioritaires, non mais !!!

    Vendredi soir, rien à la télé, un coup de blues, que faire ? Je prends mon paquet de clops, un verre de rosé frais et "N'oublie pas d'être heureuse", pour m'installer sur mon transat dans mon jardin.

    Trois heures plus tard, je continue à lire..Je n'ai pas fumé une cigarette depuis la première page. Je suis là entre Maria-Lila, Sofia, Fifi, Bobby et Edmond. Je suis entre Fédala et Paris, entre l'océan, la terre, le soleil, la grisaille urbaine, entre le naturel et le superficiel, entre les gens simples et les snobs.

    Maria-Lila est attachante, décrit fort bien les sentiments que l'on éprouve pour un père absent physiquement mais qui nous accompagne "de là-haut" à chaque  instant de notre vie. 

    Je referme le livre, heureuse du hasard qui me l'a fait acheter. Heureuse d'avoir découvert une auteure, et me promets de lire très bientôt "La vie m'a dit" et "Deux fois par semaine"

    A suivre .... 

     

  • Une chambre à soi de Virginia Woolf (Poche 10/18)

     

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    "Bérangère, vous devriez lire "Une chambre à soi", au lieu de vous plonger dans les livres de didactiques et pédagogiques. Compétente vous l'êtes, mais prenez-soin de vous, et filez lire ce livre".

    Tels sont les mots lancés séveremment par ma directrice de centre de formation universitaire des maîtres, il y a une dizaine d'années. Devant ce petit bout de femme, professeur de lettres par ailleurs, je n'ai pas osé lui avouer que d'une je ne connaissais absolument pas Viriginia Woolf (ça ne se dit pas pour une future professeure des écoles), et que deux, le titre me donnait absolument pas envie de lire !

    Quelques jours plus tard, niveau 3 de la Fnac Marseille, avec mes amies du centre de formation, témoins de la scène décrite ci-dessus. Nous errons dans les rayons pédagogie, didactique, philosophie et que vois-je ? Une chambre à soi, là devant moi... C'est un signe. Ni une, ni deux, je prends le livre, qui rejoins par ailleurs d'autres livres et quelques cd, et passe en caisse.

    J'ouvre donc "Une chambre à soi", lis quelques passages, au cas où ma chère directrice me demanderait quelques informations littéraires sur le sujet, et je suis comme subjuguée.

    Je reprends le livre du début, le lis une première fois, ne comprenant pas tout, mais surtout parce que raisonnent en moi les mots de ma directrice. Je tente de faire des liens entre ce qui est écrit, ce que je vis, ma vie... Pas facile, pas évident, je ne comprends pas pourquoi il me faut lire ce livre.

    Au fil des pages, pourtant tout devient limpide. Je comprends. Alors, je relis ce livre, plus sereinement, et je découvre un trésor, Virginia Woolf.

    Il est pour moi le livre, mon livre. Je le relis de temps en temps, je m'y replonge.

  • Le buveur d'encre d'Eric Sanvoisin (Nathan Poche)

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    Odilon est un petit garçon qui déteste les livres, et pour cause son père est libraire. Odilon passe ses vacances dans la librairie parentale, s'ennuie jusqu'au jour où un mystérieux client entre...

    Au fil des pages, et des autres romans, nous découvrons les aventures extraordinaires d'Odilon, Carmilla et bien d'autres personnages tout aussi attachants.

    Ce roman, préconisé par l'Education Nationale pour les élèves du cycle III (CE2-CM1 et CM2), peut être lu dès la classe de CE1 par la voix du maître.

    En effet, voici cinq ans, que j'étudie avec mes p'tits loups ce roman et ceux qui suivent (le petit buveur d'encre, la cité des buveurs d'encre, le buveur de fautes d'orthographe, la petite buveuse de couleurs, une paille pour deux).

    Les élèves adorent les péripéties de notre petit héros. Et constat, depuis maintenant cinq années, ce roman leur donne le goût de lire. Il est aussi un bon support pour toutes les activités autour de la langue française.

    Un livre à lire, à offrir aux enfants autour de nous, et à étudier avec vos élèves. 

  • Méfiez-vous de la vierge d'André Boris - Flammarion


    Mefiez-vous-de-la-Vierge_fiche_livre.jpgPremier roman, d'une longue série annoncée (tous les signes devraient avoir leur roman), qui nous fait découvrir le signe de la Vierge à travers le personnage attachant de Charlotte Ropraz, diététicienne.

    Acheté un beau samedi du mois de juin au Salon du Livre de Nice, j'ai refermé ce livre le dimanche soir. Point de malentendu, j'ai refermé le livre après l'avoir lu entièrement, bien évidemment, mais surtout je l'ai beaucoup apprécié. 

    Constat 1  :

    Ce roman n'a pu être écrit par cet homme charmant au regard profond que j'ai rencontré en personne. Non, un homme ne peut avoir cette sensibilité là. Et pourtant, oui, c'est bien André qui a écrit ce roman. Une plume délicate, tendre, attendrissante. Une belle histoire d'amour entre deux personnes que tout oppose au départ et pourtant ! Une philosophie de vie distillée entre deux chapitres. Une belle réussite pour ce premier roman.

     

    Constat 2 :

    Les médias nous vantent ce livre pour les "lectures d'été", comprendre lecture légère. Mais méfiez-vous d'André Boris, car le livre est loin d'être léger. Pour ce, il faut être pourvu de  quelques neurones, creuser sous les mots, les phrases, et le lecteur pourra alors découvrir ce qu'est réellement un(e) vierge. Tout est dans la finesse chez André. 

    Constat 3:

    André Boris est un écrivain qui n'a pas froid à la plume.

    Un livre à lire et à offrir à tous ses amis "vierges"

    en cette période vierge. 

    Hâte de découvrir son deuxième roman "Attention au scorpion", dont la sortie est prévue pour le 14 septembre aux éditions Flammarion, sous la houlette de Guillaume Robert.

     

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  • Miss Saturne de Barbara Israël (Millon Editeur - J'ai lu)

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    Miss Saturne de Barbara Israêl (Edition J'ai Lu - Nouvelle génération 9175 ; Stéphane Million Editeur, 2009, 208 pages)

     
    "Et j'ai cette vision lisse et impeccable comme un monochrome, que moi, Mercy, je serai toujours cette fille de nuit, à la recherche d'un truc qu'elle ne connaît pas. Un idéal."
     
     
     "Le bonheur est un souvenir qui fait pleurer. L'ennui avec lui, c'est qu'il caresse à rebours."
     
    Mercy, Clara et Tom sont trois amis à la recherche d'un idéal, qu'ils n'atteindront certainement pas, voire jamais. Leurs aventures, rythmées par les musiques New-Wave, nous entraînent dans le Nice nocture des années 80.

    Barbara nous plonge dans les illusions et désillusions de trois adolescents, où l'on se reconnaît à un moment ou à un autre.

    Les références musicales sont nombreuses, connues et moins connues, et sont même les titres des trente-quatre chapitres de ce roman.  

    L'écriture est fluide, le vocable est simple, parfois cru, et c'est cela même qui fait de ce roman un plaisir de lecture. Il faut se méfier de la simplicité d'écriture de Barbara. Sous des mots simples, on peut y lire le mal être d'une génération, les rêves, les pertes de repère de l'adolescence. Tout y est décrit de manière très subtile. 

    Un livre à lire absolument en cette période estivale, à éviter pour les niçois et niçoises en période de Noël.