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nouveautés littéraires

  • FeStival du Livre de Nice - Juin 2013 - Partie 2

    Cette deuxième, et avant-dernière, journée s'annonce particulièrement riche en rencontres, en retrouvailles. J'ai hâte, et paradoxalement je prends mon temps pour me préparer, profitant de ce samedi matin en famille. 

    Presque onze heures, mon fils aîné m'a abandonnée pour trois mois, alors je m'en vais partager un café avec mon amie Anita. Oui, Anita, celle qui était là aussi l'année dernière à mes côtés. Café sur la Place Masséna, puis direction la place Gautier. 

    Je ne lui laisse pas le temps de se promener, je la dirige avec une certaine autorité, mais beaucoup de complicité au stand G4. Elle doit rencontrer Catherine et son Enfant de Calabre, aux Editions Héloïse d'Ormesson. Je  lui offre, Catherine lui dédicace, et Fabienne Blanchut nous rejoint pour des retrouvailles tant attendues, et pour me remettre les Coquinettes pour la malicieuse Malizzia. Nous prenons rendez-vous pour midi, en attendant je reste avec mon amie Anita, et nous nous promenons (ou piétinnons précisemment) dans ce dédale auquel je ne me fais pas. 

    Midi : Anita m'embrasse, rendez-vous demain matin, et hop hop je rejoins mes amies Catherine et Fabienne. Loin de la foule, des auteurs, nous discutons de tout et de rien devant une salade et un verre. Nos retrouvailles relèvent de la sphère privée, alors passons au  début d'après-midi, mais MERCI les amies. Hâte de vous retrouver.

    Quatorze heures trente : certains auteurs tant attendus sont derrière leurs piles de livres, le sourire sincère ou figé. C'est ainsi qu'une auteure me recevra, et me fera fuir. Son air détaché, antipathique a cassé mes envies de rencontres. Clémentine Célarié arrive, naturelle, souriante. Se pose à côté de Richard Bohringer, et là une demi-heure surréaliste. Je me retrouve au milieu d'eux deux. Nous discutons à bâtons rompus, ils  sont simples  et surtout  égaux à eux-mêmes. Pas de distorsion entre la fiction et la réalité. J'apprécie simplement. 

    Café avec mon cher G. Cela aussi relève de la  sphère privée, mais quel moment. Merci G.

    Et puis, la fatigue, la jambe qui fait mal, qui est douloureuse, alors je me pose au Stand G2, accompagnant Isabelle Alexis dans ses dédicaces, et c'est parti pour deux heures de fou-rire et d'anedoctes improbables, mais oh combien réelles. Isabelle apprendra un nouveau mot (tout comme  moi) : chagasse... Nous n'avons toujours pas compris ce que ce dernier signifiait, mais la dédicace a été faite à Chagasse. (Si tu me lis, explique moi ce que c'est donc)... Et ces deux jeunes hommes, qui demandent à Isabelle si son livre parle de la Corée. Regards interrogateurs entre nous ? Pourquoi la Corée ? Ben, y a PSY dans le titre, donc Corée.... Sans voix nous sommes restées. Et puis, cette dame attendrissante qui cherche un éditeur pour son autobiographie, et ce jeune G. qui en un tour de pirouette nous a échappé... 

    Bref, après cette pause fort sympathique, retour dans les allées. Continuer mes achats, mes rencontres, et comprendre comment se monte un FeStival du Livre. Que de découvertes !

    Ma journée tire à sa fin, il est presque dix neuf heures. Je m'en vais quand soudain un homme me regarde, me décroche un sourire. Qui est-il donc ? 

    Je cherche, sa trombine me parle.. Il m'accoste, me demande si je suis bien Bérangère. Ben oui, je réponds, un peu méfiante. Il se présente. Il se nomme Nicolas Rey. 

    Je rentrerai plus tard chez moi donc, et reviendrais demain.


  • Et toi, t'es qui ? de Mat Hild aux éditions Flammarion


    Mat Hild, Et toi, t'es qui ?, profils facebook, nouveautés littéraires, flammarion, mai 2012Voici quelques mois Arthur Dreyfus nous rendait heureux avec son petit livre jaune paru aux éditions Flammarion.

    En ce mois de mai, les mêmes éditions nous embarquent dans le monde de Facebook, sous la plume fine et pertinente d'une jeune Mat Hild et sous une couverture bleue qui  interpelle le futur lecteur en le tutoyant, et en lui demandant "Et toi, t'es qui ?".

    Belle accroche, beau titre...Une seule envie, ouvrir ce livre, se (re) trouver dans un des cinquante profils. 

    J'ouvre donc ce petit livre bleu et blanc, commence ma lecture et première surprise, une préface signée Claro, qui m'immerge dans le monde égyptien. J'apprends ainsi que le premier utilisateur de Facebook se prénommait E-touha-Thêki.... 

    Cinquante profils sont listés, donc cinquante chapitres. Chaque profil se repère par un dièse (#), un nombre et un qualificatif. 

    Mat Hild arrive par sa plume fine et pertinente, à m'emporter non pas dans une histoire, mais dans une galerie d'art. De chapitre en chapitre, je découvre un nouveau tableau, une nouvelle oeuvre, mais surtout j'identifie tel ami. De cette typologie naît un listing de mes amis : untel serait plutôt le sous-marin, lui le compulsif du statut, elle la gnangnan ou la nympho ?

    Et moi ? Oui, et moi, je suis qui ? Je ne vous le dévoilerai point ici, mais je me suis reconnue dans quelques profils.

    Au-delà de l'aspect humoristique, ce petit livre bleu est aussi une analyse comportementale, voire psychologique des utilisateurs de ce réseau social qu'est Facebook.

    La lecture nécessite aussi des travelling arrière, ce qui n'est point désagréable et plutôt aisé. En effet, chaque profil vous renvoie à un profil non découvert (non lu donc), ou déjà lu quelques dizaines de pages avant. Le lecteur est donc invité à manipuler ce livre non pas dans l'ordre numéral, mais selon ses attentes. Exercice pas facile pour un auteur et qui pourrait fatiguer le lecteur, ou encore le perdre dans les méandres des pages, mais il n'en est rien. Mat Hild a cette plume agréable, ce sens des mots, cette note d'humour, que l'on prend plaisir à faire des avances rapides, ou des reculs rapides lors de notre lecture. Il fallait oser, et c'est une grande réussite.

    A cet exercice littéraire (si je puis définir ainsi), j'ajoute que les illustrations de chaque profil sont une réussite graphique. Albin Christen manie le crayon noir avec dextérité, finesse et humour aussi. Des illustrations sobres, mélangeant différents graphismes (à repiquer pour mes élèves d'ailleurs). Un vrai esthète Albin. 

    Un objet littéraire à consommer sans modération, un plaisir à offrir et à s'offrir pour la modique somme de 9.95 euros, disponible dans toutes les bonnes librairies. 


  • A paraître en 2012, et à ne pas rater

    Dernière chronique : promis, juré..... 

    Encore des livres à paraître pour cette nouvelle année qui s'annonce. Des livres que j'attends avec une très grande impatience car il s'agit d'auteurs dont j'ai largement apprécié leurs écrits en 2011. 

    Flammarion 

    J'attends avec une très grande impatience la suite astrologique d'André Boris. Quels seront les signes astrologiques pour cette année 2012 qui feront la joie de la plume moderne d'André.

    Sylvie Bourgeois nous a fait visiter Cannes et ses dessous avec son héroîne Sophie. Le prochain opus "Sophie au Flore" est annoncé pour cette année 2012. On guette sa sortie donc.

    Un souhait, un rêve, une envie : Que la plume de Barbara soit de nouveau dans les sorties littéraires 2012. Il vous reste douze mois, chère Barbara. 


    Stéphane Millon Editeur

    travail des nuages.jpgLe travail des nuages - Fanny Salmeron (avril 2012)

    Année zéro, Éloïse a quatorze ans et tombe amoureuse d’Andrea. Mais Andrea est fiancé à une autre. Ce sont des choses qui arrivent.

    De l’année zéro jusqu’à l’année seize, dans la vie d’Éloïse et de son petit frère Milan, il y aura des rencontres, des espoirs, un petit chat noir, une chanson de Barbara, des bonbons crocodiles, des voyages et des nuages par-dessus. Ils apprendront comment grandir le coeur serré sans jamais s’arrêter de regarder le ciel.

    L'auteur : Fanny Salmeron a 30 ans et vit à Paris avec un chat étrange qui porte le nom d’une chanson de Björk, et, tous les deux, ils sont bien contents de s’être trouvés. Son travail à plein temps, c’est de tomber amoureuse. Elle écrit dans la revue Bordel et lit en robe partout où on l’écoute. Elle a publié un remarquable premier roman, Si peu d’endroits confortables.

    Une auteure qui gagne à être connue, vive, pertinente, joyeuse et un peu déjantée comme j'adore. 


    folie furieuse.jpgFolie Furieuse - Jérome Attal (Mars 2012)

    Le lecteur de Folie furieuse va devoir aider l’héroïne à faire le bon choix. Une robe de mariée et plus que quelques jours pour trouver l’élu parmi des prétendants décidés à vous en faire voir de toutes les couleurs !

    Sur le principe et parodiant Les livres dont VOUS êtes le héros en vogue chez les adolescents, remplis de créatures, de vampires et de monstres, Jérôme Attal poursuit l’épopée de Pagaille Monstre en proposant une version fille, et offre une fantaisie littéraire et sentimentale irrésistible, où le sort de l’héroïne est véritablement entre vos mains ! Jamais vous n’aviez soupçonné à quel point il est dangereux d’être une femme en littérature !


    histoire de france.jpgL'histoire de France racontée aux extra-terrestres - Jérome Attal (Mars 2012)

    Suite à une rupture amoureuse, le narrateur se retrouve sur une planète inconnue : Zyproxia.

    Les Zyproxiens, qui évoluent dans un éternel présent, sont dépourvus de souvenirs comme d’imagination. Un problème pour les enfants qui réclament toujours des histoires avant de s’endormir ! Le chef des Zyproxiens voit donc comme une aubaine l’arrivée de notre héros, et lui demande s’il aurait la gentillesse de raconter à son fiston de merveilleuses histoires de là d’où il vient.

    L’histoire de France racontée aux extra-terrestres se compose de plus d’une trentaine de courts chapitres parmi lesquels :

    La faute à Saint-Ex - Les cow-boys et les indiens de la forêt de Marly - Et si le vase de Soissons avait été made in China ? -  L’histoire de France doit-elle avoir peur des jeunes filles au pair? ; Le go fast de la Révolution française - Ah s’il y avait eu du réseau à Roncevaux  -  Pourquoi nos cousins du Québec sont toujours enthousiastes ? - Permanence du Soleil (et de sa cour) dans la nuit parisienne...

    Vous découvrirez tout cela et davantage dans ce roman jubilatoire et poétique, inventif et malin.

    Jérome Attal m'a conquise voici quelques semaines avec "L'amoureux en lambeaux", un roman exceptionnel et une plume fluide, juste et dont le regard est simplement juste. 

    stigmates.jpgStigmates - Chloé Alifax (Avril 2012)

    Après deux ans d’absence, Louise Lockart, auteur d’un unique roman, retourne chez ses parents. Sa mère vient de tirer au fusil de chasse sur son père à cause d’une autre femme. Le petit village où elle a passé une partie de sa vie va faire resurgir dans l’esprit et le corps de Louise, des instants qu’elle croyait avoir enseveli à jamais. Louise luttera, elle tentera par différents moyens de ne pas tomber, d’affronter ses peurs et d’épauler sa mère dans ses moments de solitude, de folie et de désespérance. Mais il y a un lourd secret que Louise a gardé en elle, un secret qui lui creuse le ventre et qu’elle redoute plus encore que les souvenirs qui la guettent, une cicatrice béante, un mal qui se réveille et qui propage au plus profond de son intimité, les stigmates d’une existence meurtrie.

    Hâte de découvrir Chloé, vivement le printemps. 

     

    Amis écrivains sur Facebook

    defaut d'amerique.jpgCarole Zalberg - A défaut d'Amérique - Actes Sud

    A la disparition d'Adèle, l'amour de jeunesse de son père, Suzan, une avocate américaine, revient sur le parcours de cette femme lumineuse et étrangère issue d'une famille qui a fui la Pologne pour se réfugier à Paris au moment du ghetto de Varsovie, et découvre peu à peu en quoi elle reste, à son corps défendant, l'héritière des peurs et des déracinements de tant de générations avant elle. Avec ce roman où les fantômes sont aussi présents que les vivants, Carole Zalberg propose une rencontre inoubliable avec la grande Histoire telle qu'elle s'est incarnée à travers des individus remarquables d'humanité dont les personnages de ce roman sont autant d'exemples.

    J'ai découvert Carole en cette fin d'année 2011. Une auteure qui a les mots justes, qui a le don de transmettre émotion et sentiments par sa plume. Une auteure qui écrit aussi pour les enfants, et une femme sensible, à l'écoute. 

     

    moi et la mer.jpgArnaud Tiercelin - Moi et la Mer de Weddell - Editions du Rouergue

    Marius, 14 ans, reconnaît qu’il vit à côté de la plaque, tout le monde le dit un peu asocial et décalé… Son grand rêve ? Plonger un jour dans la mer de Weddell, en Antarctique, et vivre avec les baleines et les empereurs. Alors que le rêve de son grand frère Vincent est plus dans le goût des parents : travailler dans la finance. Aussi ils ont été d’accord pour lui payer une école de commerce privée, à Bordeaux… Dure année à passer donc : le frère n’est plus à la maison, et Marius n’est pas du genre à se fixer devant la télé avec les parents, et partager le repas du dimanche midi avec le grand père. C’est pas que sa famille soit désagréable, mais c’est la famille, trop normale, trop ennuyeuse. Et quand Vincent débarque pour le week-end, Marius ne le reconnaît plus, avec ses cheveux coupés courts, lui qui passait ses nuits à gratter la guitare et à fumer du shit. La situation avec sa petite copine Daphné n’est pas meilleure, pourtant c’est la fille la plus belle du collège et tous les autres se demandent bien ce qu’elle fait avec un type pareil. Elle l’embrasse sans arrêt à chaque interclasse, alors que lui voudrait bien être tranquille, parfois… En résumé, il étouffe, au collège, en famille, en amour… Aussi, après une rupture avec Daphné et une absence de ses parents de quelques jours, Marius saute dans un train, direction Bordeaux. Ce qui l’attend là-bas va quelque peu mettre du rythme dans sa vie : son frère s’est fait virer de son école et traîne à la fac, qui est en grève… Et Marius va y rencontrer une certaine Juliette, qui va lui faire oublier la mer de Weddell… Dans un ton décalé et drôle, Arnaud Tiercelin nous narre le quotidien d’un collégien impertinent, un gentil rebelle plein de vie, qui rêve de grand large et d’absolu quand son quotidien est tout ce qu’il y a de plus banal…

     Une vraie réussite, et une nouvelle palette pour Arnaud Tiercelin qui a donné jusque là dans le roman plutôt noir ! Très frais !


    liste de mes envies.jpgGrégoire Delacourt - La liste de mes envies - JCLattès

    Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€, lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.


    Et pour finir, Max Monnehay, auteure de "Corpus Christine" devrait sortir en septembre 2012, son deuxième roman, mais je ne dispose d'aucune information à ce jour. 


  • Janvier 2012 : des nouveautés littéraires

    En rédigeant ma chronique des nouveautés littéraires, je me suis dit "Bérangère, une chronique suffira pour finir cette année et apporter quelques suggestions à tes internautes". Que nenni ! Il va me falloir quelques notes pour vous faire partager ma liste d'achats, alors je vous embarque pour les autres semaines du mois de janvier, en réparant une petite erreur, puisque j'ai oublié un livre dans ma chronique précédente.

    raisons de mon crime.jpgLes raisons de mon crime - Nathalie Kuperman - Gallimard

    « Elle n'avait pas eu une vie facile. Elle passait les détails, mais ce qu'il fallait qu'il sache, et puisque ça lui viendrait aux oreilles un jour ou l'autre elle devait le lui dire, c'est que les quatre hommes qu'elle avait aimés depuis son divorce étaient morts. Maurice faillit s'étrangler. Ils sont morts de quoi ? De mort naturelle, pardi ! Et ce fut elle qui s'étrangla de rire. Maurice la regardait, de plus en plus fasciné. Cette femme était exactement la femme dont il rêvait. Bon, maintenant que tu sais, tu restes ? Tu veux bien de moi ? Et comment ! Ils se tapèrent dans la main comme pour conclure une bonne affaire (et Maurice n'osait croire qu'il venait de croiser l'amour une seconde fois, de façon si brutale, si forte, si rapide). »   En retrouvant des années plus tard une cousine perdue de vue, la narratrice se trouve plongée dans un univers qui l’effraie et la fascine jusqu’au vertige. Les personnages de ce nouveau roman de Nathalie Kuperman sont impressionnants de brutalité, presque de sauvagerie, et pourtant bouleversants de franchise, d’humanité blessée. En librairie le 05 janvier. 


    eclat minuscule.jpg


    Un éclat minuscule - Jean-Baptiste Gendarme - Gallimard

    Ils venaient d'avoir trente ans. Ça leur était tombé dessus sans crier gare. Ils s'aimaient, ils avaient un fils de vingt mois qui leur ferait bientôt sentir qu'ils étaient trop vieux pour le comprendre. Leur situation professionnelle était plus qu'incertaine – mais souvent enviée. Ils avaient des projets de voyages, un plan d'épargne logement comme les gens raisonnables – alimenté très irrégulièrement parce qu'ils n'étaient pas vraiment des gens raisonnables. 
    Ils avaient, croyaient-ils, l'avenir devant eux.




    A CAUSE.jpgA cause d'un baiser - Brigitte Kernel - Flammarion

    Après trois ans de complicité et d'amour, une femme est troublée de sentir qu'elle s'éloigne de celle qu'elle considérait comme la compagne parfaite.

    Le topo de l'éditeur est bref, mais on ne peut être déçu par la plume tendre, fine et merveilleusement maîtrisée de Brigitte Kernel. Elle est l'auteure du roman "Fais-moi oublier", paru aux éditions "J'ai lu" en mars 2010. Un roman que l'on ne peut oublier tant l'auteure métamorphose sa plume en scalpel de chirurgien pour "disséquer" l'âme d'une femme mariée qui s'éprend pour la jeune Léa. 

    C'est avec une très grande impatience que j'attends donc ce nouveau roman de Brigitte, qui je le sais, ne me laissera pas indifférente, encore une fois. Un roman qui nous parlera encore de ce doux sentiment qu'est l'amour, mais qui s'avère bien souvent difficile, impossible, compliqué... 



    JULLIETTE.jpgJe suis faite comme ça - Juliette Gréco - Flammarion 

    Autobiographie de l'artiste qui se raconte, de l'enfant secrète qu'elle était, son emprisonnement à seize ans, sa jeunesse pendant la guerre et la déportation de sa famille. Elle revient sur les rencontres qui ont marqué sa vie personnelle et professionnelle parmi les grandes personnalités de son époque, ses souvenirs au Flore, ses premières chansons, les voyages et les tournages, etc.

    Ce livre sera commandé par mes soins en trois exemplaires. Un pour ma grand-mère qui m'a fait découvrir cette artiste alors que j'avais à peine cinq/six ans. Ma grand-mère qui voue une admiration sans faille à Juliette. Un second pour maman (fille de ma grand-mère) pour nos doux souvenirs de cette K7 que l'on introduisait dans l'auto-radio et où nous chantions à tue-tête. Et le troisième pour moi, évidemment,car Juliette ça se transmet de génération en génération. Vraiment hâte. 




    monde dans la tete.jpgLe monde est dans la tête - Christoph Poschenrieder - Flammarion 

    En 1818, le trentenaire Arthur Schopenauer ne parvient pas à faire publier son premier traité de philosophie en Allemagne. Muni d'une recommandation de Goethe, il décide de partir pour Venise, dans l'espoir de rencontrer le poète Lord Byron. En chemin, il fait la connaissance d'un étudiant vagabond, passionné comme lui par la philosophie indienne et l'Extrême-Orient.

    Il s'agira, pour moi, de ma première lecture "sur" la personne d'Arthur Schopenauer. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de cette découverte hivernale pour mes neurones ;-) 





    enjoy.jpgEnjoy - Solange Bied-Charreton - Stock 

    Charles Valérien est un jeune homme d’aujourd’hui. Il a hérité à vingt-quatre ans l’appartement de sa marraine à Passy. A décroché son premier emploi. S’est acheté des meubles sur Internet. S’est filmé en train de poser son parquet. Un beau début dans la vie, une vie qui n’a cependant de valeur que dans le virtuel. Pour lui comme pour ceux qu’il fréquente, c’est sur ShowYou, le réseau social le plus fréquenté au monde, qu’on s’exprime, qu’on existe et qu’on se montre sous son meilleur jour. Mieux, qu’on gagne le respect de ses supérieurs hiérarchiques. 
    Il rencontre au même moment Anne-Laure, dite « Al », étudiante à la Sorbonne, et les membres farfelus de son groupe de rock. Aucun d’entre eux ne possède de compte utilisateur sur ShowYou. Un monde existerait donc, en dehors d’Internet. C’est de ce monde, en plus d’Anne-Laure, dont le narrateur tombe amoureux. 
    Un danseur androgyne, une blogueuse en colère, une vieille dame asociale et un écrivain obèse, miroir déformé du jeune homme dans sa solitude, animent également cette fable contemporaine où le divertissement à tout prix n’a pas raison de l’ennui, où celui qui assiste à la vie des autres ne domine pas forcément la sienne, où l’ennemi n’est pas celui qu’on croit.

    Enjoy est une peinture de la « Génération Y », la net génération, jamais loin de ses écrans de contrôle, mais qui le perd, sincère à défaut d’être cynique, en proie au désoeuvrement dans l’enfer du voyeurisme.

     

  • Première semaine de Janvier : nouveautés littéraires

    Dernière chronique de cette année civile qui se termine dans quelques jours. Les fêtes de Noël sont passées avec leurs lots de surprises plus ou moins agréables, mais reste cette envie, ce besoin de lire, encore et encore. 

    L'homme tout rouge, me connaissant bien, ne m'a point apporté de livres sous le sapin, mais des bons d'achat pour satisfaire mes envies littéraires. C'est ainsi que j'ai surfé sur les sites de différents éditeurs afin de planifier mes achats pour ce mois de janvier qui s'annonce. 

    Je vous livre donc ma première liste, telle que je l'ai rédigée au crayon gris sur mon carnet, c'est-à-dire par ordre chronologique. 

    Mon choix a été guidé par mes affinités avec certaines plumes, qui par le passé, m'ont touchée, et par les horizons d'attente de lectrice que je suis, créés par les éditeurs. 

    1 -  Semaine du 02 au 08 janvier


    belle famille.jpgBelle famille - Arthur Dreyfus - Gallimard - Collection Blanche

    «Madec se dirigea vers la cuisine pour chercher un couteau à pointe fine. Comme s'il était surveillé, il s'interdit la lumière. L'obscurité ne faisait pas disparaître les formes, mais les couleurs. Est-ce ainsi que voyaient les gens dans les vieux films? L'enfant ouvrit le tiroir à ustensiles.» 
    Ensuite un peu de bruit, et beaucoup de silence.

    Inutile de vous présenter Arthur, il est l'auteur de cette fin d'année avec  " le livre qui rend heureux", un bel ouvrage à offrir à n'importe quel moment de l'année. J'ai hâte de lire ce deuxième roman (considérons que "Le livre qui rend heureux" n'est pas un roman) de ce jeune écrivain brillant et talentueux. 




    passagers de l'anna.jpgLes passagers de l'"Anna C." de Laura Alcoba - Gallimard - Collection Blanche

    Au milieu des années 1960, une poignée de jeunes Argentins quittent clandestinement leur pays pour s'embarquer dans un périple qui doit leur permettre de rejoindre le Che Guevara. Ils sont prêts à donner leur vie pour qu'advienne la Révolution. 
    Laura Alcoba a composé ce roman à partir des souvenirs des rares survivants de cet incroyable voyage, dont ses parents faisaient partie et au cours duquel elle est née.

    Une auteure dont j'ignorais l'existence jusqu'alors. Une grande envie de découvrir sa plume. A suivre. 




    on ne tue pas les gens.jpgOn ne tue pas les gens - Alain Defossé - Flammarion

    « Je n’ai pas vu une seule chemise bleue, pas une voiture bleue, pas un seul uniforme. Personne ne m’a interrogé, ni le lendemain, ni après, ni depuis. Pourtant j’étais au bar ce soir-là. J’ai passé la soirée au bar ce soir-là. Ce soir-là, j’ai été le dernier à quitter le bar et les protagonistes de l’affaire, vivants et morts. Je me suis tu. Cela fait dix ans que je me tais. ». « Ce soir-là », Alain Defossé est le témoin d’une soirée qui se conclura par un meurtre. Tout à la fois récit intime, autoportrait impudique et enquête au suspense angoissant, On ne tue pas les gens est un livre puissant, habité par l’urgence à raconter enfin cette inquiétante nuit de juillet 1999.

    Traducteur d’Irvine Welsh, Chuck Palaniuk, Joseph Connolly et de Bret Easton Ellis (American Psycho), Alain Defossé, né en 1957, est aussi l’auteur de sept romans et récits. Je ne connais pas cet auteur, et il sera de ceux qui m'accompagneront pour ce mois de janvier. 


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    Les sauvages - Sabri Louatah - Flammarion

    Un samedi de mai, à Paris. Sur les affiches et les écrans, un visage souriant promet à la France que « l’avenir, c’est maintenant ». Pour la première fois, le favori de la présidentielle est un candidat d’origine algérienne. Le même jour à Saint-Étienne. Dans la turbulente famille Nerrouche, c’est la fièvre des préparatifs de mariage. On court, on s’engueule, on s’embrasse… Mais le jeune Krim, témoin du marié, ne cesse d’aller et venir, en proie à une agitation croissante dont personne ne comprend la cause. Est-ce l’atmosphère de malaise entourant l’alliance entre un Kabyle et une Arabe ? La rumeur selon laquelle le jeune époux est homosexuel ? Ou bien est-ce le flot de SMS que Krim reçoit de son mystérieux cousin ? En vingt-quatre heures seulement, tous les fils se nouent et se dénouent : la collision entre le destin d’une famille et les espoirs d’un pays devient inévitable.

    L’ambition et la fluidité de l’écriture des Sauvages, avec son étonnante galerie de personnages tour à tour émouvants et drôles, terrifiants et tragiques, l’apparente à la grande tradition romanesque du XIXe siècle. Son sens aigu de la narration et du rythme le rapproche des séries américaines les plus modernes. Les Sauvages se lit d’une traite, jusqu’à sa fin spectaculaire.

     


    les petits succès.jpgLes petits succès sont un désastre - Sonia David - Robert Laffont 

    Rose, traductrice de métier, a pour passe-temps favori de (se) faire des romans sur tout ce qui l’entoure, de préférence avec la « Pap’Team », ses amis et voisins qu’elle retrouve régulièrement au Papillon, leur bistrot de Montmartre. Dans ses tiroirs traînent des dizaines de débuts d’histoires, toutes inachevées. Le jour où elle reçoit 60 000 euros en gagnant un jeu-concours sur Internet, elle décide alors de se lancer et de prendre une année sabbatique pour consacrer à ses amis son premier vrai roman. Mais le livre, censé raconter la douceur de l’amitié et rendre hommage au plaisir de ce quotidien à la fois ordinaire et essentiel, aura au contraire pour conséquence de l’interrompre définitivement.

    Dans ce roman construit comme un puzzle où s’entremêlent le « vrai » et le « faux », Sonia David affronte et déjoue avec malice le piège du premier roman autobiographique. Chronique d’une bande d’amis, ce premier roman est aussi une réflexion sur l’écriture, une tentative de percer ce troublant dilemme du romancier : écrire, c’est forcément trahir…


    meilleure façon d'aimer.jpgLa meilleure façon de s'aimer - Akli Tadjer - JCLattès

    J’ai eu le tournis et des palpitations de cœur parce que La petite fille en robe jaune m’est apparue. Elle jouait à la marelle sur le parvis de la Grande Poste d’Alger. J’ai crié son nom, elle s’est retournée, m’a fait coucou de la main, puis elle a sauté à cloche-pied une, deux, trois cases avant de disparaître dans celle du paradis.

    Murée dans son silence, Fatima revisite son passé, ses secrets, ses histoires d’amour bâclées, faites de violence et de trahisons. Et, tout au bout de sa mémoire, tel un soleil ressuscité, surgit un petit enfant. 
    Auprès d’elle, à Paris, son fils Saïd n’a toujours pas compris pourquoi sa mère n’a jamais su lui dire qu’elle l’aime.

    La meilleure façon de s’aimer est l’œuvre la plus personnelle d’Akli Tadjer, unique dans sa façon de marier humour et tendresse.