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A posteriori, a priori - Page 3

  • Le restaurant La Gauloise s'installe au NJF avec Fred et Laurent

     

    La Gauloise, NJF 2014

    Ma rencontre avec eux remonte à trois ans, si ma mémoire est bonne, lors de la Crazy Week. Depuis, nos routes se croisent souvent, et surtout, je suis devenue une fan absolue de leur cuisine qu'ils vous offrent du mardi au dimanche dans leur restaurant "La Gauloise" au 28 Rue Malausséna, au coeur du quartier de la Libération (pour les niçois) ou, si vous préférez à deux pas de la Place Général de Gaulle à Nice. 

     

    Depuis quatre ans ces deux associés assurent la restauration du staff du NJF et des artistes aussi, et ce midi et soir. Ils ont trouvé quelques minutes à m'accorder pour me dire oh combien ce festival est important pour eux, la somme de travail que cela représente mais surtout oh combien ils sont heureux d'être là. 

    Ils sont de ces rares personnes qui prennent un réel plaisir à donner du plaisir à autrui : plaisir de manger, de se détendre dans une atmosphère sereine, calme et joyeuse. Tous les ingrédients d'un moment de  détente sont réunis dans leurs restaurants éphémères. Deux lieux : un pour les artistes et leur staff : le village Masséna, un pour les techniciens et le personnel du NJF : côté Verdure (au-dessus de la scène). Ces deux restaurants nécessitent deux jours de montage, d'installation. Donc depuis dimanche, Fred et Laurent, ainsi que leurs employés s'emploient à tout mettre en place : tables, chaises, cuisines, plonge... 

    Le jour J est enfin là. Il s'agit pour eux de passer à la préparation de tous les repas, soit une moyenne de 350/400 repas par jour. Les menus sont pensés et composés en fonction principalement des doléances (parfois particulières) des artistes. Il faut aussi penser diététique. Le midi ils s'orientent donc plus vers des grillades qui sont très appréciées en ce début d'été. Pour le dîner, les plats sont plus consistants, et ils n'omettent jamais de proposer féculents, légumes, viandes, poissons, fruits...Bref des repas équilibrés et succulents qui ravissent tout le monde. 

    Les plats sont préparés avec soin dans leur laboratoire "1 + en +" (juste à côté de leur restaurant La Gauloise) dès le matin, puis livrés sur place en respectant bien évidemment la chaîne du froid. Tout est fait maison, au jour le jour, et grâce à la complicité de leurs fournisseurs qui sont au top, et grâce aussi à la proximité du marché qui offre chaque jour son lot de fruits et légumes frais et de la région. 

    Quand arrive l'heure de servir tant les artistes que les techniciens, c'est pas moins de vingt-quatre personnes qui s'affairent derrière les vitrines alimentaires installées dans les deux  points de restauration. Un personnel qui comme leurs patrons a toujours le sourire, et vous accueille avec sympathie et bonheur. Comme ils aiment à le dire, travailler ici pour le NJF c'est le plaisir de se renouveler chaque jour, c'est un défi à relever et je vous assure que ces deux professionnels relèvent le défi avec succès. Ils sont partie prenante de la bonne image de la Ville de Nice pour laquelle ils travaillent depuis 9 ans maintenant. 

     

     

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    Fred et Laurent ont aussi en charge le confort des artistes dans les loges, et ils réussissent là aussi à offrir des prestations au top. 

    Il est temps pour eux de retourner au service de leurs clients du festival, mais avant de nous séparer ils tiennent à dire leur admiration et à remercier Gilbert Zappia, cet homme qu'ils apprécient vraiment et ça se ressent, et m'invitent alors à visiter le restaurant VIP du Village Masséna, et à déguster un hamburger fait maison au restaurant du Théâtre de Verdure. 

    Merci à vous deux, à votre équipe et à très vite à la Gauloise dont on retient absolument l'adresse : 28 Rue Malausséna à Nice. 

     

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  • Le Nice Jazz Festival 2014 sous un autre angle

    Le Nice Jazz Festival c’est cinq jours de concerts, six artistes par jour sur deux scènes. C’est accueillir près de 9 000 personnes par soir, c’est un nombre inconnu de pizzas, frites, glaces, boissons vendus par jour pour restaurer le public. C’est aussi des équipes médicales, des équipes de sécurité. C’est des centaines d’employés municipaux à votre service, c’est aussi des techniciens, le staff des artistes, des photographes, des journalistes, des professionnels des métiers des arts et du spectacle, des VIP.

    Vivre le NJF de l’intérieur c’est aussi un angle de vue différent, c’est des rencontres, c’est entrer par la petite porte et poser un regard autre sur toute cette fourmilière qui se met au travail dès l’aube et jusqu'à tard dans la nuit pour vous offrir des soirées exceptionnelles dans un cadre, il faut l’avouer, exceptionnel dont la Ville de Nice ne peut qu’être fière.

    Nice Jazz Festival, Gilbert Zappia

     Il est un homme que vous avez du croiser. Chapeau de paille vissé sur la tête, talkie-walkie en main et/ou sur l’épaule, tout de noir vêtu, il est l’homme de la situation. Lui, c’est Gilbert Zappia. Déjà rencontré les années précédentes dans d’autres manifestations, cet homme est incontournable. Directeur des Opérations du Nice Jazz Festival il a en charge le bon déroulement de la manifestation. Il gère avec sourire les soirées, la logistique, les artistes, le staff. Toujours le mot qu’il faut, toujours zen même quand il doit trouver en moins d’une heure une machine à hot dog pour des artistes de grand nom, Gilbert a largement contribué à vous faire passer des soirées inoubliables, s’assurant que le séjour des artistes est des plus agréables qui soient.

     

     

     

     

    Elle est la femme qui n’a de cesse de parcourir le site dans tous les sens, connaissant tous les recoins de la scène Masséna et du Théâtre de Verdure. Elle est de ces femmes qui ne se séparent jamais de son sourire et de sa bonne humeur. Elle vous bise avec affection, s’inquiète de votre soirée, soucieuse qu’en qualité de journaliste vous soyez bien accueillie et surtout « que tout se passe bien, tout se passe comme vous voulez ». Elle c’est Frédérica Randrianome Karsenty qui a la double casquette de Directeur Adjoint du NFJ, et Directeur Production, Médias et Communication. Une femme débordante d’énergie, une femme qui en un sourire efface vos angoisses et qui par un mot (plusieurs même) ôte vos interrogations. Merci Frederica de cet accueil.

     

     

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    Mais que serait l’accueil à l’espace Presse sans Audrey et Sandrine. Deux chouettes nanas qui ont assuré durant cinq jours. Audrey, son sourire, ses ballerines pailletées, ses cheveux blonds relevés en un chignon à faire pâlir les coiffeurs de la Côte, s’assure de votre autorisation à entrer dans l’espace Presse réservé aux journalistes, photographes, artistes…

    Sandrine, chevelure rousse, rouge à lèvre rouge, lunettes noires sur le bout du nez est le guide des photographes. Elle les amène d’une scène à l’autre pour qu’ils puissent prendre les quelques clichés pour lesquels ils sont autorisés à dégainer leur objectif de toutes tailles. Sandrine est son sourire et sa bonne humeur.

    Sandrine et Audrey, un duo chic et choc. Elles ont assuré tout au long de ces cinq jours sans jamais défaillir.

     

     

    Qui dit photographies, dit photographes. Certains sont mandatés par leur entreprise, d’autres pour des partenaires, et d’autres sont à leur compte. Tous ont l’amour de leur métier, et prennent plaisir à déclencher le mode rafale, à changer d’objectif. Parmi eux, Romain et Thomas. Deux chouettes gars. Entre un verre de coca et un concert, vous ne serez pas en reste de fou-rire. Ils maîtrisent l’humour, ils maîtrisent aussi les angles de vues. Leurs photos sont belles, très prometteuses. Deux gars avec qui il est bon de partager cinq jours au NJF car au-delà de leur intelligence, de leur génie (surtout celui de Thomas), ils savent partager leur passion et vous donne quelques indices pour une photo réussie. Si vous les croisez, facilement reconnaissables avec leurs sacs à dos d’objectifs, leurs lunettes noires et leurs sourires (oui eux aussi), vous croiserez aussi la charmante et talentueuse Flora. Cette nana a un œil, l’œil. Ses clichés sont émotions et elle sait éterniser un moment qui vous aura échappé. Vous cherchez un détail, Flora le saisit. Bourrée de talents, Flora vous a offert chaque soir des photos vivantes et saisissantes. Et puis, peut-être avez-vous rencontré au détour d’un crash (comprendre l’espace réservé aux photographes, vous savez cet espace qui sépare la scène du public), Alain, le photographe indépendant. Pour le reconnaître, pas difficile, au-delà de son outil de travail, il vous faudra baisser les yeux et regarder ses pieds. Cet homme est toujours en tong.

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    Il est d’une femme journaliste, mais pas que, qui sait aussi semer ici et là la bonne humeur car elle est toujours souriante, c’est Karine Tomaselli. Une chouette fille, qui a de multiples talents dont la photographie et l’écriture. Son style est très agréable, elle sait rédiger de doux billets où la sincérité émane. Mais Karine c’est aussi un tas d’autres talents mais c’est surtout une femme qui est une source de connaissances, d’anecdotes et de joie de vivre.

     

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     Pour que vos soirées soient belles, pour que vous soyez certains de savourer un doux moment, il a fallu faire appel à la sécurité. Des  hommes postés ici et là qui veillent au bon déroulement du festival. Ils sont à l’entrée, ils sont aux portes des espaces protégés (espaces VIP, artistes, presse, restauration privée…). Parmi eux, il en est un dont le visage ne peut vous être inconnu. Voici quelques années il remportait avec son fils la finale de Pékin Express. Il est affecté à la surveillance de l’arrière-scène Masséna. Veillant à ce que personne ne vienne importuner les artistes, les techniciens. Il est tout sourire aussi et surpris que quelques personnes le reconnaissent.

     

     

     

     

    Et puis vivre ce NJF 2014 c’est aussi des rencontres, peut-être d’un seul moment, avec ce photographe passionné et incollable sur le Jazz, avec cette artiste qui fixe avec ses aquarelles des instants de concerts, mais pas que. C’est s’entretenir avec Caroline Constatin qui a pensé et monté de toute pièce l’espace VIP. C’est participer à des points presse, moments privilégiés. C’est retrouver des connaissances, c’est se dire que l’on vit des moments uniques qui ne seraient sans Franck Viano pour ma part. 

  • Le lauréat du Tremplin NJF 2014 est...

    Le Nice Jazz Festival c'est aussi un tremplin pour de nouveaux talents.

    A l'initiative de la Ville de Nice, en collaboration avec "La Ruche", association niçoise, un Tremplin était organisé le dimanche 6 et le lundi 7 juillet où six groupes de jazz et d'improvisation se sont produits devant un jury composé d'une bonne dizaine de professionnels des arts et métiers du spectacle. 

    Le résultat a été dévoilé ce vendredi 11 juillet en présence de Monsieur Christian Estrosi, maire de la ville de Nice, de David Benaroche, président de l'association "La Ruche", et de Michel Mey, délégué régional de la Sacem. 

    Avant de dévoiler le nom du lauréat qui se verra offrir deux jours d'enregistrement au studio "Imago Records" à Nice, son nom figurer à l'affiche du NJF 2015 et l'opportunité de faire la première partie d'un des concerts à  la salle Grappelli pour la saison 2014/2015, Monsieur Estrosi a tenu à remercier tous les acteurs de cette belle initiative ainsi que les six groupes sélectionnés. Il a réitéré, avec modestie mais fierté, sa chance d'être le producteur de ce Festival du Jazz. Il n'a pas omis de  souligner la noblesse de l'engagement dans la fonction publique de ses employés sans qui le Festival ne pourrait être. 

    C'était aussi l'occasion de remercier et de souligner tout le travail effectué par Ludovic Arnaud, Véronica, Audrey, André Chauvet et Sébastien Vidal. De rappeler l'exceptionnel moment vécu hier avec une prestation hors norme de Deep Purple. Un maire heureux du succès de cette édition 2014. 

    Les prestations des six groupes ont été des moments exceptionnels, des prestations de haut niveau, mais il fallait n'en choisir qu'un, et c'est Fred d'Oelsnitz Trio qui est lauréat de ce tremplin 2014. Un trio dont le principal musicien est un niçois qui a travaillé avec les plus grands noms du jazz, qui compose en s'inspirant d'histoires issues de son imagination. Félicitations à eux, et hâte de les découvrir l'année prochaine.

    Mais il y a aussi un deuxième prix, et cette année il est attribué à Alex Grenier Trio. Ils sont malheureusement absents en ce vendredi soir, car engagés pour un concert dans le Gers. Mais ces musiciens ont la chance de remporter une programmation pour l'année prochaine au Nice Jazz Festival Off et récompensé par la SACEM. 

    Et vous savez quoi ? Les gagnants ne sont que la dream team niçoise récompensée, puisque tous deux sont des niçois. Qui a dit que Nice n'était que plage, soleil, luxe et détente ? Et ben non, Nice c'est aussi une ruche de nouveaux talents. 

  • Quand le TDV vole la vedette à la scène Masséna

    nice jazz festival 2014,gipsy king,dr john,bernstein,butler,tony paeleman,cody chesnutt,robin mckelle,nice,musique,jazzLe Théâtre de Verdure est une ruche où fourmille quelques 3 000 amoureux du jazz en cette quatrième soirée. Le "jeu des coudes" est ici-même, alors qu’hier cette activité était exclusivement réservée à la Scène Masséna. Cette même scène qui en ce début de soirée paraît vide. Il faudra attendre 22 heures 30 pour que le parvis Masséna se remplisse, les fans des Gipsy King sont au rendez-vous, et ont boudé à tort Robin McKelle & The Flytones et Cody Chesnutt.

    Se faire une place au Théâtre de Verdure est difficile en ce début de soirée. Du jamais vu depuis quatre jours. Les chaises sont toutes occupées, les quelques marches restantes sont prises d’assaut par des spectateurs qui n’ont peur de poser leur postérieur sur un carrelage un peu humide, et d’autres ont opté pour la station debout. Le Théâtre de Verdure est "blindé", et il n’est que 19 heures 30.

    Tony Paeleman Quartet ouvre les festivités. Tony Paeleman est un pianiste reconnu par les passionnés de jazz et ses pairs. Il est un virtuose, et sait mixer jazz, émotions intimes et influences de tout genre. Il offre un pur moment de bonheur à ses auditeurs et à sa ville natale qu’est Nice. Un concert unique qui ne peut laisser indifférent, une ambiance vive ici au TDV. Les amoureux du jazz entament donc un début de soirée unique et émotionnel tant la musique du jeune Tony vous transperce le corps et l’âme.

    Changement de registre quelques soixantaines de minutes plus tard avec l’entrée sur scène d’Henri Butler et Steve Bernstein & The Hot 9. Certains ont eu la chance de les écouter hier à l’espace presse. La rencontre que nous offre Steve Bernstein & The Hot 9 avec Henri Butler est tout simplement exceptionnelle. Leur répertoire musical est une pure pépite d’or. Le public de plus en plus nombreux, à un point tel qu’il est impossible de se faufiler pour s’offrir une boisson et/ou un truc à manger, tape le rythme avec ses mains, ses pieds, sa tête. Ecouter ses musiciens est une invitation au voyage, à l’imaginaire. Un gamin d’une dizaine d’années soufflera à sa mère "J’ai l’impression de regarder un dessin animé maman en les écoutant. J’ai les images dans ma tête, je t’assure". Sourire béat de la mère, et la découverte du jazz et de ses pouvoirs sur l’être humain pour ce chérubin.

    L’ambiance est chaude, les applaudissements ne cessent, la foule est quasi en transe. La sensation qui s’empare de vous quand vous entrez dans ce théâtre est particulière mais oh combien douce et bienfaitrice.

    L’apogée est signé à 22 heures 30 avec le très grand Dr John & The Nite Trippers feat. Sarah Morrow. Le public ne le sait pas encore, mais leur billet du NJF est tout simplement un billet aller-simple pour la New Orleans. Le vol est en classe affaire. Ce pianiste, guitariste, chanteur et compositeur est un grand homme, un homme de scène, un homme qui a dans ses veines le rythme, la musique, le talent, le génie même. Une fin de soirée en apothéose, et le public est au sommet de l’extase.

    Ce soir le Théâtre de Verdure a envoûté son public, les fidèles du jazz, et même ceux qui venus là par curiosité sans savoir qui se produisait sur scène.

    Mais pendant ce temps, que se passe-t-il côté Masséna ?

    Le public est timide,la foule des autres soirs n’est pas. Et pourtant Robin McKelle & The Flytones est un ouragan de groove et de soul. Cette nénette est captivante, débordante (elle aussi) d’énergie. Quelle voix alto et quelle femme de scène. Une prestation emplie de joie, de vitalité, de punch. Ceux qui sont là apprécient, les absents ont eu tort.

    Ce tempérament de feu laisse place à un OVNI du groove, à savoir Cody Chesnutt. Coiffé d’un casque de l’armée, en mode déjanté, vos oreilles sont servies de musique groove en quelques secondes. Il prend la scène, il emporte le public avec lui. Les bras se lèvent, les pas de danse s’empare du parvis. La prestation est renversante, comme une impression de participer à un festin, à une fête. La voix de Cody Chesnutt est tout simplement puissante et chaleureuse.

    Au fil des dernières minutes de cette superbe prestation, le public s’étoffe, et il devient alors difficile de circuler avec aisance. Les inconditionnels des Gipsy King se sont réunis en une masse importante. Les cris n’ont de cesse d’appeler cette famille de musiciens connus de tous. Qui n’a pas dansé sur Djobi-Djoba ? Qui n’a pas chanté Volare ? 23 heures retentit, l’entrée sur scène est saluée de cris de joie et inaudibles aussi. Le concert sera l’occasion pour Nicolas Reyes et ses compères de fêter leurs 25 ans de carrière, et l’accueil réservé à la hauteur.

    Une belle soirée pour ce quatrième et avant-dernier soir de ce Nice Jazz Festival qui est effectivement un festival d’énergie et de légendes.

    Et découvrez l'album photo de la soirée, et pour plus de photos c'est par ici : Alain Biguet

     

     

  • Une Deep soirée au Nice Jazz Festival ce jeudi 11 juillet

    nice jazz festival,2014,massena,deep purple,alain biguet,daptone,har mar superstar,bernstein,mairie de niceJ-1 avant leur concert très attendu au TDV, Henri Butler, Steven Bernstein et The Hot 9 ont offert aux professionnels et aux journalistes un show case à l’espace Presse. Un pur moment de bonheur. Dans une ambiance intimiste et très jazzy, la cinquantaine d’invités est ravie. Les pieds battent la mesure, les têtes dodelinent, et les sourires se greffent alors sur tous les visages. Un air de fête s’empare de cet espace presse jusqu’alors un peu morose. Une très belle initiative, merci au Label Impulse et à l’organisation du Festival pour cette parenthèse enchantée qui se poursuivra dès 20 heures 45 sur la scène du Théâtre de Verdure, où le public est en plus grand nombre qu’hier. A croire qu’au fil des soirs, le public se fait de plus en plus nombreux et de plus en plus tôt.

    La scène Masséna bouillonne, quelques fans inconditionnels de Deep Purple sont déjà en place, collés-serrés au barrières de sécurité. Ils sont prêts à tout. L’attente ne leur fait pas peur, mais en plus elle ne sera pas si longue. Nikki Yanofsky, 20 ans, 1m65, débarque vêtue d’un short et d’un petit haut. Ce petit bout de femme a une voix à vous couper le souffle. Micro en main, rythme dans le corps elle saura avec charme, humour et sourire, embarquer le public au son de ses douces et chaudes mélodies. Une interprète qui a collaboré avec Quincy Jones, Stevie Wonder, Will.I.Am entre autres, et qui est un condensé de beauté, de charme et d’énergie avec une voix envoûtante. Une révélation. A écouter de toute urgence, vraiment.

    Pendant ce temps, Eli Degibri Quartet séduit les quelques deux milles personnes (voir plus) présentes avec son saxo et ses jeunes espoirs de la scène jazz israélienne. Ces morceaux musicaux sont des pépites, de la haute voltige même. Une belle découverte qui ne laisse personne indifférent. Cette soirée s’annonce détonante et surprenante.

    Mais ce soir sera aussi l’occasion de belles rencontres artistiques. Quand The Daptone Super Soul Revue rencontre Steve Bernstein à l’espace presse, l’émotion vous tenaille le corps. Sharon Jonesqui verse une larme dans les bras de Steve Bernstein, Charles Bradley, 70 ans, émue d’être à Nice, une ville qu’il affectionne. Bref, une rencontre hors du temps dans une ambiance zen et bouleversante.

    Les fans de Deep Purple affluent encore et encore. Du papy hard rockeur au gamin de sept ans qui écoute attentivement l’histoire de ce groupe que son père lui conte, le public est très hétéroclite mais en masse. Se déplacer d’une scène nécessite une bonne maîtrise du "jeu de coudes".

    Har Mar Superstar, un Philippe Katerine américain, est quelque peu décalé mais son talent est indiscutable. Passant de la soul sixties au rythm & blues, le public le suit sans hésitation. De 7 à 77 ans, aucune retenue : ça danse, ça rit, ça chante, et ça en redemande même.

    Arrive l’heure du dilemme : The Daptone Super Soul Revue ou Deep Purple. Pour certains le choix n’est pas, ce sera le TDV pour d’autres la scène Masséna.

    Le retour de Deep Purple est le sujet de conversation de ces milliers de personnes de l’espace Masséna. Quels sont les titres qui vont être joués ? Sont-ils en forme ? Vont-ils envoyer du lourd ? Et puis ici et là, le témoignage de certains qui les suivent depuis des années, telle cette mamie au look très BCBG, ou encore ce biker décidé à s’éclater, tenant son fils par la main.

    nice jazz festival,2014,massena,deep purple,alain biguet,daptone,har mar superstar,bernstein,mairie de niceIl est l’heure. La voix charmante de l’hôtesse annonce l’entrée sur scène de ce groupe mythique. Les photographes sont déjà en place. Les lumières s’allument, les premières notent se font entendre, et là ils entrent en scène. Ils : ces grands Monsieurs. Ces monstres de musique. Ces rockeurs qui ont plus de 45 ans de carrière. 
    Le show sera immense, fascinant, ensorcelant,magnétique, bouleversant, poignant. On est pris aux entrailles. On frissonne. On danse. On oublie tout. On est hors du temps. Des riffs détonants, de l’énergie virale. Bref, la scène Masséna est en feu. Il ne faut pas que cela s’arrête, la nuit est à eux, le public refuse de les voir retourner dans leurs loges. Un rappel se fait entendre. Deep Purple remonte sur scène le temps de deux morceaux. Car oui, tout a une fin. Et là il est malheureusement l’heure de partir pour tout le monde. Si le ciel est dégagé à cette heure de la nuit, les yeux des spectateurs sont emplis d’étoiles filantes ou pas. 
    Deep Purple a offert au public niçois un moment gravé à jamais, une bonne dose d’émotions, un retour dans le temps. La nostalgie frappe certains, d’autres, plus jeunes, sont fiers d’avoir vu, une fois dans leur vie qui débute, la légende du hard rock.

    Ce troisième soir est un succès, un triomphe. Personne n’oubliera, cela c’est certain.

    Et découvrez l'album photo de la soirée, et pour plus de photos c'est par ici : Alain Biguet

     

     

     

  • La deuxième soirée du Nice Jazz Festival

    nice jazz festival,09 juillet 2014,métronomy,electro deluxe,nice,festival,jazz,alain biguetLa pluie qui n’avait eu son carton d’invitation pour cette deuxième soirée a tenté de s’incruster, mais Sir Soleil et Sir Vent en ont décidé autrement. Merci à eux. C’est donc dans des conditions météorologiques agréables que la deuxième soirée du NJF s’est déroulée.

    La foule est clairsemée en ce début de soirée, mais quelques trentaines de minutes plus tard, le public est dense au théâtre de Verdure pour accueillir Vincent Peirani et Emile ParisienVincent l’accordéoniste est un musicien dont on n’a de cesse de parler (Prix Musicien de l’année 2013 par Jazz Magazine), et Emile le saxophoniste est reconnu dans le milieu (Prix Django Reinhardt en 2012, entre autres). Ces deux amis venus de Paris offre au public un dialogue musical à quatre mains. Il suffit de fermer les yeux, écouter et vous êtes alors le spectateur d’un dialogue entre un accordéon et un saxo, et le film déroule dans votre imaginaire. A vous d’en écrire les paroles. Mais vous pouvez aussi avoir ce sentiment nostalgique qu’il s’agit de la BO d’un film d’animation des années 50. Le temps de se remettre de cet étrange voyage, et vous voilà alors dans un cabaret, avec cette folle envie de danser et d’oublier les soucis du quotidien. Une très belle prestation, une belle découverte, et surtout un public qui applaudit plus qu’hier, qui bouge enfin et ose partager son plaisir d’être la.

    Sortir de cette ambiance pour rejoindre la scène Masséna où Electro Deluxe s’apprête à ouvrir les festivités. Electro Deluxe c’est cinq musiciens et une voix. Mais quelle voix. James Copley est déjanté, énergique. Sur scène il explose et sa voix est inclassable. L’énergie dégagée est un virus qu’il est bon d’attraper. La foule en témoigne.Tous sont atteints du syndrome Electro Deluxe  : ça swingue, ça danse, ça déjante, ça groove. Des chorégraphies s’improvisent sur le parvis, de 6 à 77 ans sans exception. La cohésion du groupe est palpable, leur musique est enivrante. James Copley est plus qu’expressif, le public est lié à lui. Un concert unique, un coup de cœur évident et partagé avec la foule qui n’a de cesse de s’étoffer.

    C’est dans cette ambiance que le grand Ibrahim Maalouf est attendu. L’énergie ne retombe pas, bien au contraire. La foule est de plus en plus dense. L’artiste de l’année aux Victoires du Jazz 2013, et récompensé en 2014 aux Victoires de la musique 2014 pour le Meilleur album de Musiques du Monde, entre en scène, et le ton est donné d’emblée. Il a le don de mettre en valeur tous les instruments de musique, et d’osciller entre classique, modernité et contemporanéité. Cet homme est un génie et en plus il sait communiquer avec son public, créer une ambiance. Se déplacer sur le parvis Masséna est impossible tant le monde est présent et n’a de cesse de se déhancher, de fredonner. Une ambiance explosive.

    nice jazz festival,09 juillet 2014,métronomy,electro deluxe,nice,festival,jazz,alain biguetIl est temps de laisser la scène au groupe Métronomy dont on retiendra le jeu de lumières, la beauté et le génie de la batteuse du groupe, et le jeu de scène au top. La foule est moindre, mais l’énergie est plus que débordante. Les mains se lèvent, les applaudissements ne cessent pas, les rythmes électro s’infiltrent dans les corps. Minuit passé, les décibels envahissent toujours la scène Massena. Personne ne veut partir mais il le faut. Et oui, le Nice Jazz Festival c’est aussi des centaines d’employés municipaux qui travaillent, qui vous offrent chaque soir un accueil des plus agréable. C’est aussi restaurer les artistes et leur staff, c’est nettoyer les lieux, c’est préparer les balances, c’est s’assurer que "tout roule", c’est accueillir les partenaires, les photographes, les journalistes. Une vraie fourmilière dont vous ne soupçonnez pas l’existence, mais qui sans elle le NJF ne serait pas.

    On se retrouve ce soir pour une troisième soirée très prometteuse, avec, entre autres, les grands Deep Purple.

    Et découvrez l'album photo de la soirée, et pour plus de photos c'est par ici : Alain Biguet

     

     

     

  • Premier soir, premiers émois au NJF

    Après quelques minutes d’attente, un badge presse autour du cou, me voici déambulant dans les allées du site du NJF, mon carnet et mon stylo en main. Premier soir, premiers artistes et déjà ce NJF s’annonce exceptionnel.

    Kris Bower ouvre les festivités à 19 heures 30 sur la scène du TDV : un public en nombre, une foule de photographes, et un Kris Bower habité par la musique. Ses doigts glissent sur le piano, et nous voici embarqués dans son monde. Un monde qui swingue, un monde de balades musicales. Ce mec est doué. Pas de chant mais une mélodie jazz fort appréciable. Le public reste timide, savoure aussi et les applaudissements résonnent à chaque fin de morceaux. Une belle prestation qui me donne envie d’écouter ce talentueux pianiste que je ne connaissais pas jusqu’alors. Une belle découverte, et des émotions indescriptibles.

    Il est temps pour moi de me rendre au Village pour la remise du Trophée Ferret à Richard Galliano, que nous retrouverons en fin de soirée au TDV, par Monsieur Estrosi. Un discours dont seul notre maire a le secret. Nombre d’élus sont présents. L’émotion est aussi palpable ici.

    Traverser le site dans toute sa longueur pour se rendre à l’espace Massena où Patrice est attendu. A l’heure sur scène, en deux minutes Patrice met le feu et embarque le public avec lui sur des notes reggae qui ne laissent pas indifférent. On est obligé de taper le rythme et on se surprend même à danser. Cet artiste déborde d’énergie, ses musiciens ne sont pas en reste. L’ambiance est ici plus déjantée qu’au TDV, faut dire qu’il y a trois fois plus de personnes aussi.

    Cécile McLorin Savant me transperce avec sa voix. Cette nana est une grande. La chair de poule s’empare de moi. Les émotions sont vives, intenses et indescriptibles. Le TDV est quasi silencieux. Ecouter Cécile McLorin est une expérience unique, une sensation étrange dont on se remet difficilement.

    Le grand Ben L’oncle Soul, croisé dans les allées en mode incognito, s’apprête à investir la scène Massena. Le public, plus jeune que celui du TDV, s’impatiente et trépigne. L’attente ne sera pas longue et un truc se passe entre lui et le public. Une osmose. La soul de L’oncle est contagieuse. Un pur moment de bonheur. Il est un homme de scène.

    La soirée n’est pas finie. Petite pause à l’espace presse après avoir cherché les toilettes pendant quelques longues minutes, mais heureusement Caroline est arrivée à mon secours. Merci Caro. A cette heure tardive, on soulignera que les toilettes sont d’une propreté étonnante. Bravo !

    Viens l’heure d’aller écouter Richard Galliano et le Nice Jazz Orchestra. Le TDV affiche complet, l’orchestre est au top, l’ambiance est calme, les oreilles sont grandes ouvertes. Dès les premières notes l’invitation au voyage est engagée. Un voyage au pays du rêve, de la douceur. Je reste sans voix, inerte, me laissant embarquée totalement.

    Je ne peux malheureusement rester plus longtemps, je suis attendue sur Masséna pour l’accueil du très grand Keziah Jones, l’inventeur du BluFunck. Un moment à vivre, un public déchaîné et nombreux. Des cris, des mains qui se lèvent, des gens qui dansent ici et là. Cette fin de soirée est placée sous le signe de la fête, de la bonne humeur.

    Un premier soir où j’avoue avoir ressenti quelques émotions à l’écoute de ces six artistes. Une très belle programmation. Une organisation au top. Les gens sont heureux d’être là. Certains préfèrent écouter les artistes confortablement assis, allongés dans les pelouses des jardins, d’autres optent pour les bancs, d’autres n’ont eu de cesse de danser dans les allées et sur l’espace public.

    L’espace restauration emballe le public. Les files d’attente ne désemplissent pas. Les cornets de glace rencontrent un succès fou.

    Bref, une belle soirée, une ambiance chaleureuse et des sourires sur toutes les lèvres. Qu’il est bon de voir les gens heureux.

    Pour voir toutes les photos de cette première soirée réussite, c'est par ici : Flora Doin 

     

  • Le Nice Jazz Festival à J-1

    Nice Jazz Festival Rendez-vous était donné à 13 heures 15, Place Masséna en présence de Monsieur Christian Estrosi. Au programme : visite du site du Nice Jazz Festival, édition 2014.

    Monsieur le Maire est arrivé serein, à l’heure, souriant et heureux de nous faire découvrir les coulisses à J-1 du grand événement tant attendu par les amoureux du jazz, mais pas que.

    Le NJF c’est quelques milliers de personnes accueillies durant 6 jours, c’est des artistes connus, reconnus, en devenir sur deux scènes (Masséna et le Théâtre de Verdure), c’est une moyenne de six concerts par soir, c’est quelques centaines d’employés municipaux mobilisés, c’est 32 partenaires, et surtout c’est une logistique importante.

    Cette année est la deuxième édition au sein même de notre coulée verte, sauf que cette année les travaux ne sont plus, et que le public sera donc accueilli au sein même d’une coulée verte terminée. Les aménagements de la coulée verte sont intégrés à la structure du Nice Jazz Festival, et offre donc au public un lieu convivial, doux et agréable.

    La zone d’accueil du public est élargie permettant ainsi de recevoir plus de monde chaque soir. Il est facile de déambuler dans ce lieu, tout est pensé aussi pour les personnes à mobilité réduite avec même des prêts de fauteuils roulants. La maire de Nice est  l’organisatrice de ce Festival, ce qui est rare en France, et tout est géré par le personnel municipal. Gilbert Zappia accompagne d’ailleurs Monsieur Estrosi pour cette visite réservée à la presse, et il nous informe des aspects techniques de cette logistique très importante. L’occasion de souligner que la régie est municipale. L’espace de la coulée verte a été aménagé avec une grande précision, et rien n’est laissé au hasard. Des points de tri aux sanitaires pour le public, de l’espace restauration (Jardins Albert 1er) ouvert à tous, avec des tarifs plus que raisonnables à l’espace rencontre public-artiste avec un coin photocall, sans omettre le plateau en direct Azur TV.

    Côté Massena c’est quelques six mille personnes qui sont attendues pour composer le public chaque soir, et quelques centaines de personnes pour l’arrière-scène, à savoir les artistes, le personnel municipal, les techniciens. Le plus gros mouvement est à prévoir donc à l’espace Massena avec des loges très confortables, un coin restauration réservé aux artistes, et tout cela à ciel ouvert. Un antre de paix.

    L’espace presse, là même où je  passerai mes soirées, est installée sur la fontaine des jardins. Un endroit fleuri et agréable, et un espace de travail où tout a été pensé pour que les journalistes soient heureux de travailler : connexions wi-fi, espace interview, espace rencontres. Avouons que les conditions de travail sont plus qu’agréables. C’est un privilège.

    Il est temps pour nous de continuer la visite, et nous rendons dans la partie « Théâtre de Verdure ». Deux mille cinq cent places (assises et debout confondues) pour venir applaudir des artistes talentueux. Monsieur Bodino en est le régisseur, fraîchement promu à ce poste. Quelques chaises sont déjà en place. Soulignons aussi que l’accès pour les personnes à mobilité réduite est très bien pensé.

    Tout à côté, nous découvrons le Village. Un lieu aménagé avec soin et très esthétique par Caroline Constantin, avec l’aide, et pas des moindres, du service municipal des Espaces Verts. Trois couleurs : le rouge pour l’énergie, représentée par une multitude de fleurs qui sont tête en bas ou tête en haut, le rouge qui rappelle le saxo de l’affiche du NJF ; le noir et le blanc. Trois couleurs savamment mis en scène qui donnent à ce village une ambiance chic mais pas ostentatoire, qui invite à la détente. Un village qui accueillera pas moins de quatre mille personnes. Caroline Constatin a su créer un village accueillant, et sa touche féminine se devine.

    Cette visite se clôturera par un passage au QG, comprendre l’espace production, le cœur névralgique du festival. Nous sortons par la Rue de Verdun pour découvrir les quatre artistes qui ont la charge de décorer les panneaux. Quatre artistes de street-art. Ce parcours le long de la rue de Verdun est un hommage à Matisse, un parcours qui partage la pensée de ce grand artiste, une ode à son cheminement intellectuel qui aimait le jazz car cela l’inspirait pour ses créations artistiques. Il s’agit donc d’intégrer le street-art au NJF. Quatre artistes, quatre couleurs, quatre travaux différents. Anthony, Jennifer, Benjamin et Samuel sont là avec leurs bombes, leur créativité. Chacun a la charge quelques lettres et les tague donc selon sa « spécialité ».

    Ainsi se termine notre visite « presse » des coulisses du Nice Jazz Festival, édition 2014. Un lieu qu’il vous faut venir découvrir pour plusieurs raisons : la programmation est excellente, le lieu est unique tout aussi agréable que les anciennes arènes de Cimiez, et vous aurez tout sur place pour passer des soirées à ciel ouvert bercés par les décibels jazzy de ce festival qui ouvre ses portes dès demain soir.

     

    Nice Jazz Festival

     

     

     

  • "Dans la remise" le premier roman d'Inès Benaroya, incontournable de l'été

    Ines Benaroya, Flammarion, Avril 2014, roman de l'étéLe premier roman d'Inès Benaroya est tout simplement une merveille. Un livre magnifique, touchant et prenant. Ouvrez  "Dans la remise" (Flammarion) et vous ne pourrez le refermer sans avoir dévoré les quelques trois cents pages noircies par une plume talentueuse, douce, juste et vive aussi. 

    Certaines découvertes littéraires sont parfois déconcertantes, étonnantes, désagréables, sans intérêt, mais découvrir cette plume est une autre aventure. Une aventure humaine, une aventure émotive, une aventure remuante et bouleversante.

    L'auteur créé dès les premières pages un horizon d'attente chez son lecteur. Un horizon qui ne sera jamais le même tant la maîtrise de l'écriture est exceptionnelle, tant l'histoire est inattendue, tant les personnages sont attachants. 

    Anna, notre héroïne, est une quadra mariée à Bertrand. Un couple qui vit heureux depuis quelques longues années. Elle est une brillante avocate, lui est un banquier. Ils s'aiment, n'ont pas d'enfant et n'en veulent pas. C'est convenu ainsi depuis leur rencontre. Anna pour Bertrand c'est "comme un bloc d'argile qu'il a pu modeler année après année, sculpter à l'aune de son désir pour en faire la compagne parfaite. Aucune autre ne s'y serait prêtée"

    Anna, née d'une mère qui n'a jamais su l'aimer, qui n'a jamais su lui montrer d'amour. Ava n'avait pas les mots pour dire, Ava cette mère qui meurt dès les premières pages du roman. Ava qu'il faut enterrer, et Anna qui est insensible à cet événement, ayant fait le deuil de sa mère depuis de longues années. Anna qui va tout de même être à l'enterrement, pour éviter les ragots et dans l'espoir de voir, peut-être son père. Ce père qu'elle ne connait pas. Et parce que "elle m'a laissée tomber toute ma vie, rester jusqu'au bout de la sienne sera ma revanche."

    Et puis, il y a Tina. Tina la grand-mère d'Anna. Une femme qui lui transmet ses brosses à cheveux car il faut se donner chaque soir et chaque matin 100 coups de brosse dans les cheveux pour être femme, pour plaire. Les brosses et peignes tout un symbole de cette histoire de famille, une histoire de femmes. Une famille où le verbe aimer ne se conjugue pas, et qui explique pourquoi Anna a décidé de ne pas avoir d'enfant :  "Alors la famille, les enfants..Cette comédie humaine s'arrêtera avec moi"

    Ainsi sera la vie d'Anna, pas d'enfant et être l'annonciatrice de la fin de l'espèce. Dans la famille d'Anna, les mères n'aiment pas leurs enfants. Elle préfère s'abstenir donc.

    Mais voilà, la vie nous réserve des surprises, nous mène sur des routes insoupçonnées, et Anna va en vivre l'expérience. Un certain soir, elle entend du bruit dans la remise du jardin. Elle est intriguée. Il en sera ainsi la nuit suivante. Elle ne dit rien à son mari, se lève la nuit, et découvre alors qu'un enfant y dort. Il a choisi comme mère se dit-elle. Il est venu trouver un abri, la tranquillité,une famille peut-être, une mère. Elle. Il est venu pour elle. Il l'a choisie. Ce n'est pas un hasard. Ça lui arrive à elle. C'est son histoire, à elle et à elle seule. Bertrand n'a rien à voir avec ça. 

    Tout se bouscule alors dans l'inconscient et le conscient d'Anna. Un tsunami d'émotions la bouleverse et la remue. Au fil des pages, le lecteur est pris dans les rouleaux du tsunami émotif. L'auteur nous mène de l'internat d'enfance d'Anna à la seconde guerre mondiale qui a vu la naissance d'Ava dans une famille juive installée à Istanbul, du mensonge d'Anna à Bertrand à cette douce folie qui s'empare d'Anna.  Au fil des rouleaux, on comprend, on halète, tenu en haleine, on espère, on sourit, on pleure, on angoisse, on frissonne, on jubile aussi. Et Anna, au fil des rouleaux du tsunami,  nous livre son refoulement, nous guide dans les sentiers tortueux de la femme qu'elle est, dans une introspection intime qui ne peut laisser indifférent, dans ses désirs et dans ses colères. 

    Un premier roman qu'il vous faut lire, qui ne peut laisser insensible. Inès Benaroya a une plume plus qu'habile, douce, sincère, fluide. Les mots sont justes. Les émotions sont décrites avec finesse et justesse. 

    A embarquer dans votre valise pour cet été.  Vous ne serez pas déçu et vous serez comme moi, dans l'attente du prochain roman de cette jeune romancière talentueuse. 

  • "Je partage ma générosité avec les autres"

    Jean-Paul Naddéo, Eternelles routes corses, GrundDimanche est le dernier jour du Festival du Livre de Nice. Jour où Jean-Paul Naddéo m'accorde un peu de son temps pour un apéritif sous le soleil niçois, l'occasion pour lui de se raconter, l'occasion pour moi de découvrir un mec passionné, au regard malicieux et au sourire franc. 

    Nous avions prévu de nous entretenir le samedi, mais les aléas du salon et de la météo nous ont empêchés, aussi nous avons fixé 11 heures 30, juste avant le repas, juste avant les caprices de la météo. 

    Installés autour d'une petite table ronde, sous un parasol rouge, deux panachés bien blancs pour nous accompagner et un Perrier pour Mélodie, et nous voici donc en grande discussion. 

     

    Jean-Paul Naddéo vient de publier aux éditions Gründ, Éternelles routes corses. Un livre écrit à quatre mains avec Marie-Sophie Chabres. Un livre de 230 pages vous relatant les plus belles routes Corses, les bonnes adresses à noter, mais surtout une invitation au voyage. On a qu'une envie, prendre son vélo, sa moto ou sa voiture et partir à la découverte de cette île de Beauté pour y porter un regard autre. 

    Mais quel est le parcours de Jean-Paul Naddéo pour en arriver à écrire, illustrer un tel livre qui n'est pas le premier, puisqu'on lui doit aussi Éternelle route Maya, Éternelle route des Grandes Alpes, Éternelle Nationale 7 et Éternelle route 66. 

    Jean Paul Naddéo, eternelles routes corses, GrundJean-Paul Naddéo a toujours travaillé dans l'édition, tout comme son voisin de stand, Gilles Paris. Il débute chez Robert Laffont comme stagiaire après avoir travaillé quelques temps dans une librairie. Au fil des années il devient responsable, puis enchaîne quasiment tous les postes que peut compter une maison d'édition comme Robert Laffont à l'époque. Epoque où il travaillera avec mon oncle. Le choc de notre entretien, il est l'ami de mon oncle, je suis la nièce de son ami de travail. Le monde est petit, vraiment petit. 

    Tour à tour stagiaire, responsable, à la direction de Larousse, commercial, attaché de presse, précurseur avec ses barbies, et doté d'un marketing nasal, Jean-Paul est un homme qui ne connait que le monde de l'édition. Passionné de sports, et particulièrement de la montagne (autre point commun avec mon oncle), et moniteur de ski, amoureux de la moto et des voitures anciennes, aimant les voyages, Jean-Paul concilie à l'heure de sa retraite ses passions et l'édition et se lance donc dans l'écriture des éternelles routes. 

    Il est un grand voyageur et décide donc de nous rendre compte de ses aventures. Ses livres sont donc simplement la compatibilité de son métier et de ses passions. Il n'a donc pas l'impression de travailler, et ne l'a jamais eu. Pour lui, il ne s'agit pas de travail, mais de plaisir. Ses yeux brillent quand il parle, et ses mains s'agitent aussi, renversant ainsi mon panaché sur mes notes, mon jeans, mon sac, la table..Bref, c'est Jean-Paul et je ne peux lui en vouloir car la passion transpire en lui. 

    Cet homme est un amoureux de la vie. Il aime aller vers les autres, s'enrichir, partager sa générosité, voir les gens heureux.

    Ses livres demandent toutefois un fastidieux travail d'enquête. Il se documente, s'attache à l'aspect historique, va à la rencontre des "locaux", partage avec eux. Il vérifie aussi toute sa documentation, un travail approfondi. Il photographie, élabore les cartes. Tout cela avec la complicité de Marie-Sophie Chabres. Tout cela lui parait incontournable et indispensable pour offrir aux lecteurs un livre authentique, à son image.

    En parallèle, il collabore au très chouette site lelivrescolaire.fr, une nouvelle génération de manuels scolaires papier et numériques, collaboratifs et personnalisables.  

    Oui, Jean-Paul est un être authentique, qui ne ment pas, et qui n'a pour nourriture que la joie des autres, la générosité et le partage sans quoi il ne pourrait vivre. Aurélie de Gubernatis, Gilles Paris et Patrick vous le confirmeront, cet homme est extraordinaire. 

    Un homme touchant, un homme vrai et joyeux. 

    Merci à toi Jean-Paul et merci aussi pour le repas du midi. 

    A vite. 

     

    Jean Paul Naddéo, Aurélie de Gubernatis, Patrick Esclapez, Gilles Paris

     

     

  • "Je suis toutes les femmes, le temps de la pose"

    Emilie de Turckheim, Une Sainte,NiceNous nous sommes croisées vendredi au stand de Didier van Cauwelaert. Nous parlions d'elle d'ailleurs quand le téléphone de Didier a sonné. C'était elle. Elle ne savait comment arriver sur son stand. Gentleman, il est allé la chercher à quelques pas de là. Cinq minutes plus tard ils étaient là : Didier et elle. Elle, cette femme gracieuse, belle, sensuelle, vraie  et rayonnante. Une sacrée femme qui pourrait être détestée par ses pairs car elle a tout : la beauté, la grâce, le sourire et le talent. 

    Elle qui un certain 28 décembre 2012 m'a envoyé un message pour me dire combien elle était avec moi dans l'épreuve de l'accident. Elle qui a toujours pris de mes nouvelles. Elle qui m'a accordé voici quelques semaines une rencontre en tête à tête. Une rencontre qui ne va pas être facile à caser. Rendez-vous est fixé au samedi vers 15 heures, mais on n'avait omis que Monsieur le Maire dédicaçait à ses côtés, et que donc pas facile de circuler. Nous avons reporté à 17 heures. Heure à laquelle JF Coppé dédicaçait à son tour, sur la même chaise que Christian Estrosi. 

    Résultat nous nous sommes réfugiées vers 17 heures 10 dans le bar jouxtant le stand, passant entre les gouttes de pluie qui commençaient à abattre sur le parvis de la Place Gauthier. 

    Mais nous y sommes. Le temps est compté car elle doit prendre son avion, retourner à Paris. Le temps d'embrasser ses parents, originaires d'Antibes, et nous sommes donc face à face pour quelques précieuses minutes de discussion. 

    D'emblée, elle ne comprend pas pourquoi on pense qu'elle est coupable de cette mauvaise météo, comme si elle était coupable de météo. Le ton est donné. 

    Depuis toute petite, des images lui viennent : elle dans son lit à barreaux. Elle voit bien les barreaux d'ailleurs, ils sont blancs. Donc depuis toute petite elle écrit. Non pas avec des mots, mais dans sa tête. Elle écrivait chaque soir son roman, son histoire, soir après soir. Alors savoir quand elle a commencé à écrire est difficile à fixer dans le temps, mais elle écrit avant même de savoir écrire. Un rapport aux mots, à l'écriture, aux histoires qui remontent donc à sa plus tendre enfance. 

    Une sainte, Emilie de TurckheimEnfance qu'elle va vivre en France, puis en Amérique. Ses parents déménagent aux USA, elle suit. Elle ne veut pas pourtant. Elle refuse même d'apprendre l'anglais, d'écrire l'anglais. Elle ne veut pas de cette langue qui n'est pas la sienne, de ces mots qui ne sont pas les siens. 

    Puis retour en France. De brillantes études, elle sort major de promo (très étonnée que je sois au courant de cela, car très peu le savent), prépare une thèse. Elle sera financée pour sa thèse, ce qui lui permet alors d'écrire. Son premier roman parait en 2005 au Cherche Midi. Un premier roman écrit à l'aube de ses vingt ans. 

    Elle déborde de générosité cette nana. Elle est souriante, enjouée, passionnée et passionnante. Les minutes filent à vive allure, et l'avion n'attend pas. Alors à bâtons rompus elle me parle, je l'écoute, je prends des notes. Je bois mon "américain" (café long), tandis qu'elle déguste son "français" (café normal). 

    Elle ne fait pas qu'écrire. Elle pose, oui elle est modèle pour la peinture. Elle aime cela. Poser nue c'est être dans l'immobilité, dans le silence mais ça parle. Quand on pose on est dans l'acuité, l'égalitaire, l'humilité. L'idée d'un lien, d'un sas de silence. Quand elle pose, elle est toutes les femmes. 

    Ecrire, c'est ce que ça va chercher en soi. Ecrire, c'est avoir le choix dans sa quincaillerie de mots. Ecrire c'est partager, ça renvoit aussi à des choses personnelles. Ecrire, c'est doux, c'est bon. 

    Alors oui elle pose, elle écrit mais pas que. 

    Cette fille est surprenante, très intelligente, un peu déjantée, et elle force l'admiration. Maman de deux enfants, elle n'a de cesse de faire, d'apprendre. Elle conjugue sa vie professionnelle avec sa vie de maman. Se doit d'être à 16 heures 20 à l'école pour récupérer ses enfants. 

    Elle vient de finir une formation pour être bénévole dans les services de soins palliatifs, d'ailleurs elle commence ses interventions de bénévole dès ce lundi. Elle ne cache pas sa peur de mal faire, mais elle fera, elle ira jusqu'au bout, comme elle a su le montrer quand elle allait dans les prisons tous les jeudis matins. Oui, elle est intervenue durant de nombreuses années dans les prisons. Un contact hors du temps avec des détenus, condamnés pour différentes infractions, vols, meurtres. Mais de cette expérience, elle pense, à l'instant T, en avoir fait le tour, et elle a fait le tour d'elle-même. 

    L'heure a sonné. Elle doit s'en aller. Elle m'embrasse, on échange nos coordonnées, on se donne rendez-vous très vite. 

    Elle, c'est la charmante, l'incontournable Emilie de Turckheim. L'auteur d'une "Sainte" (EHO) en lice pour le prix Nice Baie des Anges. 

    Elle c'est une romancière qui a toute une grande, et c'est surtout une très belle personne. 

    Merci Emilie de ce doux cadeaux. Merci de ton sourire,

    de ta générosité et de ce partage unique. 

    Emilie de Turckheim, Une sainte, Nice

     

    • Les Amants terrestres, Le Cherche Midi, 2005 
    • Chute libre, Le Rocher, 2007 
    • Les Pendus, Ramsay, 2008 
    • Le Joli mois de mai, Héloïse d’Ormesson, 2010 
    • Héloïse est chauve, Héloïse d’Ormesson, 2012 
    • Une sainte, Héloïse d’Ormesson, 2013 
  • "Etre à Nice, c'est comme un réveillon"

    Franz-Olivier Giesbert recevait son ami Olivier de Kersauson, ce samedi 14 juin à l'Auditorium du MAMAC à Nice, dans le cadre du Festival du Livre 2014 organisé par la ville de Nice. 

    Ces deux amis de longue date arrivent à l'heure, souriants et repus de leur délicieux déjeuner à La Petite Maison, restaurant incontournable de Nice. Une adresse à noter, et ça vaut le coup d'y aller au moins une fois dans sa vie. L'auditorium est complet, une moyenne d'âge proche de la soixantaine. Une majorité de femmes, et une majorité de personnes curieuses de rencontrer l'homme de la radio, et non le marin. Ce n'est pas mon cas, je suis venue entendre le navigateur et je ne vais pas être déçue. 

    Franz-Olivier Giesbert (FOG) débute cette rencontre en parlant d'amour avec Olivier. L'amour à la Kersauson c'est quoi ? Y a du brutal évidemment ?

    Olivier confirme. L'amour est un simulacre de la reproduction, pour Olivier, mais pas que. Y a du brutal parce que  y a un choc émotionnel quand même. Le merveilleux de l'amour n'est pas abordé avec sérénité, c'est très impressionnant, très anormal, tout à fait unique, qui engendre une série de traumas de plus ou moins longue durée selon sa nature, mais il n'y a pas quelque chose d'innocent dans l'amour, c'est la violence de la révélation de toi, rétorque notre navigateur. 

    FOG souligne qu'il n'aurait jamais cru que son ami parle comme ça de l'amour il y a dix ou vingt ans. C'est un imposteur. Il fait croire qu'il est macho, misogyne, il passe son temps à parler en mal des femmes mais il a quand même découvert l'amour tardivement. D'ailleurs, il suffit de lire Paris-Match. Huit pages consacrées à ODK, c'est beaucoup plus que pour la Reine d'Angleterre, que pour le mariage de Katy et le Prince William. Olivier ne laisse pas finir son ami et nous balance, à juste titre, qu'il est plus crédible que la reine d'Angleterre sur les choses de l'amour. L'amour avec la Reine d'Angleterre c'est un problème d'antiquaire. 

    Le ton est donné pour cette rencontre. Les rires fusent. Mais Franz-Olivier veut vraiment savoir ce qu'est l'amour et Olivier de Kersauson. Un brin agacé, Olivier clôture en balançant "Non mais tu me parles de l'amour, c'est comme si moi je te parlais de cuisine. T'y connais rien, moi non plus, on pratique comme on peut". 

    FOG part donc sur un autre sujet : la boisson. Nous rappelant qu'il n'a pas eu la chance de partager l'amour avec son ami, mais qu'il y a quelque chose qu'il a souvent partagé avec lui, c'est la boisson. Un grand moment de la vie d'Olivier. 

    Effectivement, ODK a beaucoup bu à une époque. Alors que ça fait 25 ans qu'il ne boit à peu  près que de l'eau. Propos contrecarré par FOG, qui lui rappelle que c'est faux puisqu'ils viennent de déjeuner ensemble. 

    L'argument du navigateur est un hymne d'amour à la ville de Nice. ODK lui répond "Non mais attend, on est à Nice. Etre à Nice c'est comme un réveillon. T'arrive dans cette ville extraordinaire au bord de la Méditerranée. Non mais c'est vrai j'adore cette ville. Ne me demandez pas pourquoi. J'adore cette ville, je trouve qu'elle a un charme fou. J'adore l'architecture de la vieille ville dans laquelle nous étions. Je suis venu à Nice uniquement parce que j'adore Nice et pour aller à La Petite Maison que j'adore. Pas du tout pour signer mes livres, ce dont j'ai horreur. Donc que tout le monde se détende."

    FOG veut rassurer l'assemblée et souligne que son ami a pris un engagement sur ses livres. Et revient donc sur le thème de la boisson, lui demandant si la boisson c'est un dépassement de soi-même, c'est une transcendance, c'est la recherche de Dieu, c'est quoi ? 

    "C'est une porte entrouverte sur une partie de toi que tu n'oses pas avouer", sera l'ultime réponse d'Olivier de Kersauson au sujet de la boisson. Mais cela ne suffit pas à FOG, qui lui demande "C'est-à-dire?". L'occasion pour les deux amis de s'envoyer quelques piques, dont eux seuls ont le secret. 

    Olivier rappelle à son ami qu'il a été viré du Point, qui lui rétorque que lui a été viré par la mer, ce à quoi ODK répondra sur un ton que lui seul maîtrise "Moi la mer m'a viré à 70 ans, toi ils t'ont viré à 65, alors tu vois que j'ai quand même du rab". 

    Sentant que le dialogue va peut-être dérapé, FOG balance son interview sur la pêche à ligne. Information qu'il a lue dans la presse mais qu'il confirme nous rappelant alors qu'il est un vieil ami d'Olivier. L'occasion pour l'interviewé de nous préciser que FOG était avant le début de cette conversation, était un vieil ami. 

    FOG peut l'appeler n'importe quand, Olivier répond quelque soit l'heure avec le décalage horaire, le côté marin, et quand il lui répond, il ne lui parle que de  pêche, l'informant qu'il a pêché un espadon comme ça. Même s'il n'envoie jamais de photo et que donc on ne peut savoir si cela est vrai d'ailleurs. Mais oui, Olivier de Kersauson se consacre à la pêche au gros du thon, et ça c'est sa vie maintenant. FOG lui demande si cela n'est pas trop  chiant. 

    Olivier rentre alors dans un monologue. "Non ce n'est pas chiant. J'adore même. Je pars tout seul, j'aime bien être seul. Si vous vous sentez de trop d'ailleurs vous pouvez quitter la salle nous balance-t-il. La solitude c'est des beaux moments, c'est des moments de recueillement de l'âme, des moments de concentration, et j'aime bien être seul à la pêche. Je pêche parce que c'est le plus vieux métier du monde. C'est le métier des apôtres."

    FOG trouve cela dégueulasse de tuer le pauvre thon qu'Olivier ramène, et de s'inquiéter comment est tué le fameux thon. 

    Olivier aime tuer, il tue lui-même le thon. Il le tue avec son couteau, juste derrière la tête sinon ça abîme la chaire quand un animal se débat trop. C'est pas gênant de tuer. Même si FOG trouve cela affreux, Olivier lui demande s'il est déjà aller à l'abattoir, si il a déjà entendu le cri de la pauvre carotte quand on l'arrache alors qu'elle est là tranquille en famille. 

    L'humour d'Olivier de Kersauson est intact, la répartie est indemne, et il va nous offrir un moment exquis avec FOG quand ce dernier l'interpelle et lui demande 

    "Alors les moments forts de l'existence d'Olivier de Kersauson, c'est pour dire le niveau intellectuel, l'amour, la boisson, la pêche à la ligne, et le dernier point, que tu partages avec Jean d'Ormesson, c'est la baignade. C'est tout après, y a rien d'autres. La recherche intellectuelle : non. La nourriture : non"

    Le navigateur ne manquera pas de dire à son ami "ah ah, tu te fous de ma gueule. La recherche intellectuelle quand on voit ce que tu as trouvé en cherchant on se dit que c'est pas la peine. Et la baignade c'est un peu comme un vieux légume qui attend le pot-au-feu, c'est un peu comme s'il fait pour la dernière fois une fête de famille."

    Il est précisé que ODK vit en Polynésie, lieu où les requins sont partout. Ceci n'empêche ODK de se baigner nous précisant que oui y a des requins, mais qu'à priori ils ne le trouvent pas appétissant. Peut-être ont-ils peur d'être malades, donc ils ne s'approchent pas. 

    Mal à l'aise dans l'exercice de l'interview, Olivier de Kersauson tente de mettre fin à cette rencontre et nous dit très sérieusement : "Je pense pas que j'aurais été heureux en faisant autre chose que ce que j'ai fait, et plus je l'ai fait, et plus j'ai été heureux. Je suis en train d'expliquer à Nice, ville que j'adore, délicieuse et charmante, des choses que je n'ai pas compris moi-même. J'ai fait ce que j'avais envie et puis c'est tout". 

    FOG enchaîne en l'interpellant sur le risque de la navigation, curieux de savoir si son ami a le goût du risque. Sujet qui va permettre à Olivier de rester assis, même si l'on sent qu'il n'est pas à son aise, et n'a qu'une envie : partir.

    L'amiral nous dira alors "J'ai toujours pensé que le sport était intéressant que s'il y avait un vrai risque physique. A l'époque de mes débuts y avait un vrai risque. Moins maintenant. Moi quand j'ai commencé il y avait un mort par course, donc ça avait vraiment du sens. J'ai toujours pensé qu'il fallait être pas loin de qui est très dangereux pour plusieurs raisons. Parce que c'est aussi un objet de l'homme d'aller là où c'est dangereux, parce qu'aller là où c'est facile, ça n'a pas grand intérêt."

    FOG demande alors une explication sur une des grandes pensées de Kersauson, que nous pouvons trouver dans ses œuvres complètes publiées par la Pléiade récemment qu'il a préfacé, ce qui lui a permis de toucher beaucoup d'argent (humour),  les navigateurs sont à l'inverse des camemberts, ceux qui ne coulent pas sont les meilleurs, ça veut dire quoi ? 

    La goutte d'eau qui fait déborder le vase. Olivier de Kersauson balance "Dans la catégorie du mec adorable qu'on se foute de sa gueule durant 20 minutes c'est moi. Je n'ai jamais dit ça. Tu dis l'avoir vu dans la presse, mais la presse comme tu  y as écrit pendant un demi siècle, tu dois bien savoir que c'est pas vraiment fiable..."

    Il se lèvre, prend son paquet de cigarettes, descend quelques marches et s'en va. Rires et étonnements dans la salle...

    La suite très vite sur mon blog. Et je peux vous assurer des émotions et des rires, comme seul Olivier de Kersauson en a le secret. Passer d'un sentiment à un autre, d'un récit sérieux à une multitude de bêtises. C'est du grand Kersauson et moi j'adore. 

  • "Avec la mer, on ne ment pas" , rencontre avec Olivier de Kersauson (1)

    Olivier de Kersauson

    Dans mon agenda, plusieurs rencontres de notées, et parmi elles, une rencontre, la rencontre. Celle que j'appréhende, celle qui m'intimide vraiment. Rencontrer Olivier de Kersauson est pour moi un événement. 

    Mariée à un marin, belle-fille d'un marin, mise sur un optimiste à l'âge de presque cinq ans, sur une planche à voile à neuf ans, ayant pour élément l'eau et fidèle auditrice depuis mes dix ans des grosses têtes, Olivier de Kersauson est le symbole de mon enfance, de mon adolescence et de ma vie. Un mec qui m'impressionne, et pour qui j'ai une admiration non feinte. 

    Un homme comme il y en a peu, un marin dans toute sa splendeur. Ces hommes qui bravent la mer, élément naturel contre lequel on ne peut rien, sont inévitablement des hommes que l'on ne peut qu'admirer. 

    Errante dans les allées du Festival, je croise Olivier de Kersauson. J'ose l'aborder. Son accueil est chaleureux même si ponctué d'un "Viens on va se mettre un peu plus loin pour discuter tranquillement". La conversation sera d'une vingtaine de minutes, où nous parlerons mer, voile, pêche, bateau, Vincent, Yves, Nice, restaurant, et vie tout simplement. 

    Olivier de Kersauson est face à moi. Je tourne le dos à la mer, et me le fait remarquer. Il me dit que lui ne peut être que face à la mer. Son regard bleu vous perce et invite au respect. Seuls le maritime et les femmes l'intéressent. Il aime la campagne aussi, mais avec vue sur la mer. La mer, c'est l'essentiel de sa vie. Le monde l'emmerde car le monde n'est pas simple, et lui il prône la simplicité qui est une vraie valeur.

    Il est heureux d'être ici à Nice. Il a hâte d'aller déjeuner avec  son ami Franz-Olivier Giesbert à "La petite maison", le meilleur restaurant du monde avec ses produits locaux. Ses yeux pétillent. Il n'aime pas spécialement la bouffe, il apprécie les bons produits, les produits du terroir. Il peut se nourrir de riz durant trois jours, ce n'est pas grave, tant qu'il y a la mer. 

    Pêle-mêle il me dit ne pas aimer signer ses livres, mais je n'ai qu'à passer toute à l'heure, il le fera. Il ne veut plus s'emmerder non plus avec la vie. Il est ici parce qu'il y a son ami Franz-Olivier. Il s'arrête, embrasse Michel Drucker et cause avec lui, attrape Irène Frain qui passait par là. 

    Il s'excuse, reprend la discussion. Il mène la discussion. Me demande des nouvelles de son ami Yves, patron de mon mari. Me demande de lui parler de mon mari Vincent, allume une clope (vogue violette), et me balance "Tu as épousé un mec bien, c'est le bon. Je ne le connais pas car il est trop jeune, mais il est bien ton mari, il sait ce qu'est la mer, et la mer ça ne ment pas". 

    J'esquisse un sourire, échange encore avec lui, quand soudain un photographe s'approche et demande à prendre une photo. Olivier de Kersauson le remet en place avec le vocable qu'on lui connait : "Tu vois pas que tu me casses les couilles, là. Je parle avec une amie, alors tu me laisses."

    L'heure tourne, le téléphone sonne. Olivier de Kersauson répond. C'est son ami Franz-Olivier qui le rappelle à l'ordre pour aller manger. Il raccroche, et me lance un "A toute à l'heure à la conférence, viens avec ton mari et Yves,  et je te signerai tes livres, même si j'aime pas ça". 

    Je reste plantée là, ne réalisant pas trop que je viens de passer quelques délicieuses minutes avec un homme que j'admire depuis mon plus jeune âge. Tout cela parait surréaliste et pourtant non. 

    Merci Olivier de Kersauson de ce précieux moment. 

  • Portrait d'un mec dans son époque

    IMG_0267.JPGSamedi dernier m'a été donnée l'occasion de rencontrer Bernard Pascuito, auteur de "La face cachée de Didier Deschamps", First Document. Il est près de dix heures, je m'installe à ses côtés à son stand, et c'est en toute décontraction que notre entretien commence. 

    Débutante dans l'exercice de l'interview, j'opte pour le bloc-notes et le crayon car je me sens plus à mon aise, et puis j'aime ce rapport à la feuille, à l'écriture. 

    Bernard Pascuito a tout d'abord été journaliste durant de longues années. Il rédige des articles sportifs durant quinze ans pour le Journal du Dimanche, mais pas que. Il est écrit aussi pour France Dimanche où il occupe le poste de rédacteur en chef. Des articles plus légers sur les people mais il y prend plaisir et n'a pas honte. Il est de ces hommes qui ont une fascination pour les gens. Il aime donc aller à leur rencontre. Il n'a de cesse de parler, de m'expliquer son bonheur à écrire. Depuis quelques temps, il se consacre uniquement à l'écriture de biographies. 

    Auteur de "Annie Girardot, une vie dérangée", de "Gainsbourg, le livre du souvenir", ou encore de "Les deux vies de Romy Schneider", pour ne citer qu'eux Bernard est aussi un passionné de littérature. Il aime à faire découvrir au public une grande littérature américaine classique mais pourtant négligée (Kathryn Chetkovich, Elizabeth Dewberry, O. Henry entre autres). Il s'intéresse aussi à la littérature de jeunesse, et accompagne sa jeune fille de huit ans dans la découverte de classiques. Il me parle avec respect, enthousiasme et passion de Véronique Cazenave, écrivain pour la jeunesse que je vous invite à découvrir de toute urgence. 

    Bernard se livre alors sur son dernier opus consacré à Didier Deschamps. Un homme qu'il connait depuis de longues années, de par son métier de journaliste, et de par sa passion pour le sport. En réalité, il l'a connu à ses débuts. Didier Deschamps est un personnage de roman. Un mec hyper intéressant, complexé et complexe, qui ne s'aime pas. C'est ça Didier Deschamps

     Un homme qui a l'obsession, le souci de la gagne depuis son plus jeune âge. Le traumatisme de sa vie a été la défaite de novembre 1993 face à la Bulgarie. Didier Deschamps en pleurera durant de longues minutes, et verra s'envoler la qualification de la France pour le Mondial de 94. Cela a été une réelle blessure qu'il ne pansera jamais. 

    L'entraîneur actuel de l'équipe de France, est un être qui sous les apparences est parfois vexé. Vexé qu'on parle de lui sur tout sauf sur le fait qu'il sait taper dans un ballon. Vexé qu'on omette que lui aussi à une famille. Famille à laquelle il est très attaché. Il est de ces hommes très puritain, ne parle peu. Même ses proches ne savent pas ce qu'il pense réellement. Un être complexe effectivement. Il ne parle pas de sa femme qui est pourtant sa confidente, son amie, son amante, sa force au fond. 

    Pour écrire ce livre, Bernard Pascuito a enquêté durant une bonne année. Il a rencontré les proches de Didier Deschamps, s'est entretenu avec Pape Diouf (qui le recrutera pour intégrer l'OM, et partira juste après la signature), Bernard Tapis et tant d'autres. Le livre n'est que le portrait d'un homme difficile à cerner à travers les yeux de personnes qui l'ont connu à un moment donné, qui le connaissent encore. Le dernier chapitre est une conversation entre Bernard et Didier. Tout au long de son travail d'investigation, Bernard se met en retrait pour ensuite raconter Didier. Il s'est attaché, avec succès, à dresser le portrait d'un mec dans son époque. 

    Un livre dont Bernard a demandé la parution au moment des barrages pour le Mondial que nous vivons actuellement. Bernard voit la France éliminée (mais il n'en sera rien), et se dit que les journalistes viendront car Deschamps sera alors remis en question. Pour Bernard la défaite aura pour conséquence d'attirer la presse. Voilà son postulat. Sauf qu'il n'en sera rien, et que  les journalistes n'ont eu de cesse d'entrer en contact avec Bernard, et que la qualification de la France attire aussi. Le livre connaît un bon démarrage, et les ventes se poursuivent. Un beau succès que cette face cachée de Didier Deschamps. 

    Merci à Bernard Pascuito de ce moment partagé.Et j'ai envie de dire que dans le prénom Bernard il y a quand même une belle part de succès (cf. La tête de l'emploi de David Foenkinos). 

     

     

    La face cachée de Didier Deschamps - Bernard Pascuito - First Document 

    ISBN 9782754054713 - 17.95 Euros 

    La face cachée de Didier Deschamps, First Document, Bernard Pascuito

     

  • Festival du Livre de Nice - Jour 3

    IMG_0244.JPGL'heure du dernier jour a sonné. Nous sommes déjà dimanche. Déjà deux jours que je vais de stands en stands, de rencontres en rencontres. Rendez-vous est fixé à neuf heures trente avec Mélodie, de retour sur Nice, pleine de vie et pleine d'envies. 

    Le temps de boire un café, de poser nos affaires sur le stand de la librairie Jean Jaurès (notre QG, avouons-le) et nous partons faire un petit tour pour dire bonjour à nos amis de la littérature, et puis poursuivre les rencontres et interview. Nous sommes attristés car nous n'avons pu acheter le dernier roman de Christine Baron, et qu'elle est absente aujourd'hui. Mais la vie réserve de belles surprises, et c'est donc avec joie et enthousiasme que nous interpellons Christine, qui tout compte fait sera présente en ce dimanche sur le salon. 

    Premier objectif de la journée, faire dédicacer les livres que nous avons en notre possession par les auteurs. Nous voici donc toutes deux avec nos livres, déambulant d'un stand à un autre pour quelques dédicaces. 

    La première rencontre a lieu avec Janine Boissard, dont le dernier roman "Belle arrière-grand-mère" est paru chez Fayard.  Une romancière extraordinaire, et une femme exceptionnelle. Elle est bonté, générosité, intelligence, patience. Une très belle rencontre, touchante et émouvante. 

    S'en suivra un doux moment avec Macha Méril, toujours aussi pétillante et pleine de vie, toujours aussi attentionée envers Michel Legrand. Une belle âme, et un couple tendre. Je repars avec "L'amour dans tous ses états" (Flammarion), dédicacé délicatement par Macha. En douce, je lis ces quelques mots, j'ouvre son roman, et oh ! un des personnages se nomme Bérengère. Chouette alors. Oui je suis une vraie gamine. 

    Un bip sur mon téléphone m'informe que mon amie Anita va arriver. Quelle joie de la voir quelques minutes depuis le temps. Rendez-vous est donné côté cours Saleya, juste en face de Sylvain Tesson, auteur qu'admire Mélodie soit dit en pensant. 

    Je suis alors interpellée par Franck Viano, figure niçoise, attaché à la mairie, excellent cuisinier, écrivain..Bref,un homme qui n'a de cesse de bosser et de défendre la culture de notre ville. Il m'informe qu'à onze heures et demi il m'interviewe. Mais pourquoi, moi ? Ben parce que tu es une blogueuse niçoise, et y a pas de raison. Ok, je me plie à la demande même si je n'aime pas cet exercice. 

    Au détour des allées, je vais rendre visite à Xavier de Moulins et repars avec ses trois livres. Impossible de faire un choix. Puis l'occasion de saluer les auteurs de la veille. 

    En attendant mon amie Anita, je m'en vais à la rencontre de Nadine Trintignant. Une femme touchante. 

    Pas de rencontres prévues pour cette dernière journée, simplement profiter de ces derniers moments que nous offre ce doux dimanche et prier pour que la  pluie ne tombe. Mais des rencontres il va y en avoir, jusqu'à  la dernière minute. 

    Après mon interview pour Franck, je m'en vais retrouver Jean-Paul Naddéo, auteur de "Éternelles routes corses" (Grund) pour une rencontre autour d'un panaché bien blanc. 

    Cet homme est passionné par ce qu'il fait, ne pense pas travailler. Il prend du plaisir depuis quarante ans dans l'édition, monde dans lequel il n'a eu de cesse de bosser avec passion. Il parle avec un tel engouement que mon panaché finira sur mes notes, mon jeans, mon sac et nous a valu un bon fou-rire. Et puis cet homme est un ami de mon oncle depuis quarante ans, je l'apprends lors de l'interview et nous hallucinons tous les  deux. Bernard Schott si tu me lis, ton pote te passe le bonjour.  De tout cela je vous en parle dans un prochain billet. 

    Il est l'heure de déjeuner. Chacun part de son côté, pour nous cela sera pizza et carafe d'eau, et ce malgré les touchantes et excellentes intentions de Jean-Luc Gag, Aurélie de Gubernatis et Jean-Paul Naddéo. 

    Nous nous retrouvons à l'heure du café. C'est l'heure de se dire plus ou moins au-revoir. Certains auteurs s'envolent pour Paris dans quelques minutes, d'autres ne partiront qu'en fin d'après-midi. Le temps du bilan aussi. Les ventes ont été bonnes dans l'ensemble pour les auteurs présents. Il est vrai que ce nouvel endroit pour le Festival du Livre est stratégique et engendre beaucoup de passage, et une clientèle hétéroclite. 

    Nous rencontrons (enfin) François-Guillaume Lorrain, auteur de "L'année des volcans" (Flammarion), et dont l'attachée de presse n'est autre que l'excellente Charlotte Ajame. Un roman qui m'a envoûtée et que j'ai défendu pour le prix Nice Baie des Anges, mais en vain. Nous discutons un peu, même beaucoup. Je lui dis combien j'ai aimé son roman, et combien je suis cruche car je ne l'ai pas avec moi, car j'aurais tant aimé qu'il me le dédicace. Son voisin n'est autre que Guillaume Prévost, auteur de La berceuse de Staline que je n'ai pas encore lu, et lauréat l'année dernière du Prix Messardière

    Au détour d'un stand, je rencontre Monsieur Jamain. L'homme qui fut directeur diocésain voici quelques années, qui profite de sa retraite, mais à qui je dois beaucoup, qui a cru en moi, et à qui je dois surtout d'être enseignante depuis presque quinze ans. Nous papotons et décidons de nous voir prochainement. 

    Avec Mélodie, nous décidons de nous poser un peu, parce que piétiner depuis près de six heures, ça vous tue, et ça fait mal aux pieds et aux épaules alourdies par nos acquisitions. L'heure du bilan est venue, et oh stupeur j'ai battu mon record de l'année dernière, je repars avec pas moins de 33 ouvrages. Le bilan est positif, car de vraies belles rencontres, de nouvelles découvertes littéraires et une ambiance très amicale. Et puis, parce que ma jambe a résisté, peu de douleurs et ça c'est super chouette. 

    Avant de partir nous allons embrasser et dire au revoir à toutes ses personnes qui ont fait de ce week-end, un moment riche, un moment de rires, d'émotions. Nous emportons avec nous quelques ouvrages certes, mais aussi des images, des doux souvenirs, et un chapeau de paille et un super tableau de la ville de Nice. Merci cher auteur de ce formidable cadeau qui  t'a permis de ne pas le ramener dans ton Paris, car trop encombrant :-) 

    Et voici quelques photos de ce week-end : 

     

    Merci à la ville de Nice pour ce Festival du Livre 2014, merci aux auteurs pour leur disponibilité, et puis un merci particulier à Gilles Paris, Aurélie de Gubernatis, Patrick Esclapez, Sarah, Mélodie, Xavier de Moulins, Gwendoline Hamon, Marc Magro, Christine Baron, Jean-Paul Naddéo, Bernard Pascuito, Sophie Bassignac, Akli Tadjer, Charlotte Valandrey, Sylvain Tesson, David Foenkinos, Emilie de Turckheim, Franz-Olivier Giesbert, Didier van Cauwelaert, Macha Méril, Michel Legrand, Laurent, Guillaume Prevost, François-Guillaume Lorrain, Franck Balandier, Maud Tabachnik, Irène Frain, Michel Field, Mazarine Pingeot, Christine Orban, Nadine Trintignant et Olivier de Kersauson.

     

     

     

    Festival du Livre de Nice 2014