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A posteriori, a priori - Page 4

  • A vos agendas !!! Partie 3

    VISUEL-2014-H2-460x260.jpgAvant de passer au programme du samedi 14 juin, et afin de vous faire plaisir, à vous lecteurs et lectrices de mon blog, je vous dévoile l'une des nombreuses surprises qui vous attend au Festival du Livre de Nice. 

    belle-arriere-grand-mere-1483730-616x0.jpgPour celles et ceux qui seront là vendredi, le premier d'entre-vous qui trouve Caporal Méloche au Festival du Livre, se verra offrir le dernier roman, dédicacé, de Janine Boissard, Belle-arrière-grand-mère (Fayard). Vous souhaitez un indice ? Caporal Méloche est une jeune fille d'une vingtaine d'années et belle comme un cœur. La chasse au trésor est ouverte, et nous vous proposerons au fil des billets des livres dédicacés à gagner. 

     

     

    Revenons à notre belle programmation de samedi. Samedi est le jour, le grand jour. Tous les auteurs seront là, tous se feront un plaisir de vous rencontrer. Vous dresser la liste des quelques deux cents auteurs n'auraient aucun sens, alors je vais simplement vous faire part de mes coups de cœur. 

    Dès dix heures, au Forum des auteurs, en présence de Monsieur Estrosi aura lieu la remise du prix du concours de nouvelles, dans le cadre de "Lecture pour tous", et en présence aussi de Didier van Cauwelaert, Président du jury, et de Jean-Luc Gag, conseiller municipal. Un événement où il faut se rendre pour soutenir cette initiative de la ville de Nice, depuis quatre ans maintenant. Le thème de cette année est "La citoyenneté".

    C'est aussi pour moi l'occasion de vous informer que dès vendredi, des animations sont offertes à nos chers enfants : ateliers de lecture, ateliers d'écriture, mots croisés illustrés, charades et poèmes pour les écrivains en herbe. Mais aussi des ateliers de poésie-plastique, et des lectures d'albums à thème pour une entrée en littérature. 

    Il me reste alors la matinée pour aller à la rencontre des auteurs que j'ai découverts cette année, de papoter avec quelques auteurs-amis, et de découvrir d'autres auteurs aussi. 

    Je peux d'ores et déjà vous dire qu'à mon retour de cette folle journée, je ne manquerai pas de partager avec vous mes rencontres avec Macha Méril, Akli Tadjer, Gilles Paris, Olivier de Kersauson, Emilie de Turckheim, et beaucoup d'autres...

    Le temps d'une pause méridienne, et je m'en irais je ne sais où, puisque j'hésite entre deux rencontres qui me tiennent à cœur. 

    A 14h15, à l'Hôtel Aston, une table ronde est organisée avec Gwendoline Hamon et Mazarine Pingeot dont le thème est "Les femmes sont libérées, mais à quel prix?". Je suis certaine que le déplacement en vaut la peine. Il s'agit de deux femmes passionnantes, passionnées, vives et intelligentes. 

    Mais, à 14h30, à l'Auditorium du MAMAC, Franz-Olivier Giesbert conversera avec Olivier de Kersauson pour son magnifique "Le monde comme il me parle"  (Le Cherche Midi). Ce marin, auteur, humoriste me fascine depuis mes dix ans, alors je pense que je vais vraiment opter pour lui, une bière à la main en guise de cadeau. 

    L'après-midi sera l'occasion de poursuivre mes interview, spécialement pour vous, et de dénicher le livre qui m'envoûtera. Mais aussi l'occasion de vous lancer un deuxième défi. Si vous le relevez, vous partirez avec le livre de Franck Balandier, Le silence des rails (Flammarion), dédicacé aussi. 

    Deuxième défi : me trouver dans la foule de ce samedi, ou même du vendredi, et me dire "a posteriori, a priori ?", j'insiste sur le point d'interrogation.

     

    On arrête là pour ce soir, et je vous dis à demain

    pour la dernière partie de "A vos agendas !!!" 

  • A vos agendas !!! Partie 2

    Comme je vous l'annonçais hier, cette fin de semaine est culturelle, riche et dense en événements. De par le Festival du Livre de Nice, les rencontres et conférences prévues, et puis aussi par quelques signatures d'auteurs dans d'autres lieux en France, pour ceux qui n'auront pas la chance d'être à Nice ce week-end. 

    Je vous contais donc les événements de ce vendredi, 13 qui plus est. Mais je ne vous ai pas tout dévoilé. Trop d'informations tue l'information. Aussi, pour ce début d'après-midi, je vous invite à découvrir la suite du programme pour vendredi uniquement. 

    Vendredi 13 Juin, dès 14 heures 30.

    sylvain tesson, s'abandonner à vivre, gallimard

     

    Place Pierre Gautier, Monsieur Christian Estrosi inaugurera cette nouvelle édition du Festival du Livre, et remettra le Prix Nice Baie des Anges à Sylvain Tesson pour sa dernière parution "S'abandonner à vivre", paru chez Gallimard.  Il s'agit d'un recueil de nouvelles. Sylvain Tesson manie sa plume, oscillant entre langage cru et langage recherché et nous délivre des messages de vie, de philosophie sur ce fameux XXème siècle. A lire, même si j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre. 

     

     

     

    Durant cet après-midi de ce fameux vendredi 13,  vous pourrez aussi écouter Edgar Morin, Président d'honneur du Festival, à l'Opéra de Nice, en compagnie de Pascal Picq, entretien animé par Franz-Olivier Giesbert. Le rendez-vous est fixé à 15h30, et c'est un événement à ne pas manquer. Vous pourrez aussi retrouver Edgar Morin à son stand, puisqu'il sera en dédicace tout le week-end. Vous y croiserez aussi une certaine Caporal Méloche, jeune étudiante dynamique philosophe, mais pas que, qui vous parlera d'Edgar avec passion. A vous de trouver qui est cette étonnante Caporal... 

    Je n'y serais malheureusement pas, mes obligations de blogueuse et de membre active de l'association "Les mots pour des maux" me pousseront à déambuler dans les allées du Festival. Dans un premier temps, je repérerai les lieux pour vous livrer dès vendredi soir mes premières impressions et vous donner quelques nouvelles fraîches (ça changera de la chaleur annoncée pour cette première journée littéraire).

     

    silence des rails, flammarion, franck balandier

     

    Avec Nathalie, présidente de l'association, nous irons à la rencontre des auteurs déjà présents. Et oui, tout le monde n'arrive pas vendredi. Puis, nous rencontrerons Franck Balandier pour le Silence des Rails (Flammarion) et un petit entretien que je partagerais avec vous dès mon retour, vendredi soir. Il vous faut acquérir ce dernier roman, chroniqué ici-même. Un roman qui ne peut laisser personne insensible. 

     

     

    Suivra alors, deux belles rencontres déjà programmées. Nousdidier deschamps, first document, Bernard Pascuito commencerons par Bernard Pascuito, auteur de "La face cachée de Didier Deschamps" (First Document). Un incontournable en cette période de Coupe du Monde. Une biographie sur un homme mystérieux, ambitieux, avec ces doutes et ses certitudes, un homme pour lequel l'éternité ne dure qu'un instant. Hâte de vous relater cette belle rencontre, car elle sera belle j'en suis sûre. 

     

     

    gr_nd_-_livre_-_ternelles_routes_corses.jpg

     

    Puis, nous irons à la rencontre de Jean-Paul Naddeo pour ses "Éternelles routes corses, entre mer et montagne" (Grund). Un livre magnifique, avec des photographies dont on ne se lasse pas. Un livre pour les amoureux de la Corse, un livre pour celui qui veut découvrir la Corse autrement. Un livre à avoir dans sa bibliothèque. 

     

     

    sous-l-oeil-d-hippocrate-9782754057745_0.jpg

     

    Au détour d'une allée, je m'entretiendrais avec Marc Magro, rencontré l'année dernière et devenu ami depuis. Il vous présentera son dernier "roman", Sous l'oeil d'Hippocrate (First), un livre passionnant, écrit avec passion.  

     

     

     

    Je ne manquerai pas non plus de saluer et discuter un brin avec mon libraire préféré, Patrick Esclapez. Il est à la tête de la plus vieille librairie de Nice, mais il a surtout l'amour de son métier, le sourire, jamais désagréable, et passionné. Sa librairie Jean Jaurès est un lieu de rencontres et d'échanges unique dans la ville. Un homme qui se bat pour que le métier de libraire persiste. A Nice, les librairies indépendantes se sont regroupées en association. 

    J'espère trouver le temps aussi de me rendre à l'Opéra de Nice pour 16h30 afin de participer à la conversation avec Michel Onfray autour de son livre Le réel n'a pas eu lieu (Autrement), animée toujours par Franz-Olivier Giesbert. 

    Cette folle première journée se clôturera avec un rendez-vous au parc de la colline du Château, à 20 heures. André Dussolier invitera le public à passer du rire aux larmes à travers la lectures de grands textes de la littérature écrits, entre autres, par Alfred de Vigny, Alphone Allais, Victor Hugo ou encore Marcel Proust. 

    Voici ma sélection pour ce vendredi 13 juin. Cependant, d'autres tables rondes et conférences sont d'ores et déjà programmées. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à consulter le programme du Festival du Livre de Nice. 

    Restez connecter, car dans la soirée, je vous livre le  programme de Samedi, et vous dévoile une info pour ceux qui ne sont pas à Nice, un événement à ne pas manquer du côté de Saint Jean de Luz. 

     

     

  • A vos agendas !!!

    Cette semaine, déjà bien entamée par ce lundi férié, est une semaine culturelle. Mon agenda regorge de rendez-vous, dès jeudi et ce jusqu'à dimanche. Oui, oui, oui, vous avez bien compris, la côte d'azur vole la vedette à Paris, et c'est sous un beau soleil et de hautes températures que nous allons de rencontres en rencontres. 

     

    Jeudi 12 Juin à la Bibliothèque Louis-Nucéra dès 18 heures, je vous donne rendez-vous avec David Foenkinos. 

    David FOENKINOS 1-2.jpg

    En préambule du Festival du Livre, David est l'invité d'Aurélie de Gubernatis à qui l'on doit cette belle initiative qu'est le rendez-vous mensuel des "Jeudis littéraires". L'entrée est gratuite, le cadre est agréable et calme, la proximité avec l'auteur n'est pas négligeable, et l'interaction auteur-public est présente. Dans une ambiance feutrée et chaleureuse, Aurélie mène avec finesse l'entretien d'une heure.

    Que nous réserve David ? Je ne sais, mais ce dont je suis certaine, c'est qu'il faut absolument y aller pour pouvoir rencontrer cet auteur connu et reconnu, et qui à cette occasion nous parlera, très certainement, de "La tête de l'emploi", paru chez J'ai Lu. Se rendre à ce rendez-vous est important, car il permet d'encourager Aurélie dans ce projet merveilleux qu'elle a et qui lui tient à cœur, parce que c'est soutenir les initiatives culturelles de notre ville, et parce que cela vous évitera d'attendre sous un soleil de plomb, ce cher auteur qui sera présent au Festival du Livre de Nice dès vendredi 13 Juin. Croyez-moi, l'année dernière il fallait faire la queue, serrée entre des fans hystériques, des mamies curieuses, des quadra femmes en manque d'oxygène à la simple vue de ce bel auteur, mais surtout talentueux écrivain. 

    Alors on n'hésite plus, et on se retrouve à la bibliothèque dès 17h40, histoire d'être bien placé(e), et de bénéficier d'un air frais en cette période où le thermomètre affiche pas loin de 40° au soleil. Je compte sur vous. 

    Après cette merveilleuse rencontre, il est temps de se reposer, profiter de sa famille, car les jours à venir s'annoncent chargés. 

     

    VISUEL-2014-H2-460x260.jpgDès 14 heures 30, vendredi 13 Juin, je vous accueillerai avec plaisir pour l'inauguration du Festival du Livre de Nice, Place Pierre Gautier et pour la remise du prix littéraire Nice Baie des Anges, dont j'ai eu l'honneur d'être jurée. Cette année s'annonce riche en rencontres, débats, conférences et tables rondes. Le Festival du Livre de Nice ouvre ses portes donc en ce vendredi 13, dans le Vieux-Nice, avec des points de rendez-vous à ne pas manquer. De tout cela, je vous en parle demain ici-même, avec le détail des rencontres, conférences, et des auteurs invités. Je vous assure de belles rencontres, et puis si vous osez, nous irons boire un café et je vous accompagnerai avec plaisir à la rencontre de quelques auteurs présents.

    Mais vendredi, c'est aussi :

    La rencontre avec Edgar Morin, Président d'honneur du Festival cette année. Ce théoricien de la connaissance, philosophe et anthopo-sociologue, âgé de presque 93 ans s'entretiendra avec Pascal Picq, le tout animé par le grand Franz-Olivier Giesber, directeur artistique du Festival. Tout cela se déroule dès 15h30 à l'Opéra de Nice, sur la thématique "Sacré XXème siècle !", et quand on sait que la conviction de Edgar Morin est "L'amour est la seule force que l'on peut opposer à la mort", on se dit que cet homme mérite à être entendu. 

     

     

    Mais, vendredi c'est aussi :

    Mandelieu Cultura.jpgGilles Paris au Cultura de Mandelieu pour une rencontre dédicace. Il vous faut y aller absolument. Parce que Gilles Paris est un auteur étonnant, drôle, sensible et surtout qui a un don : écrire sous la plume d'un enfant de dix ans. J'ai chroniqué nombreux de ses livres ici-même parce que je ne me lasse pas de lire Gilles. Et puis, je vous dirais simplement qu'au Cultura de Mandelieu il fait frais, la circulation est aisée, et Gilles sera ravi de vous rencontrer aussi. Il vous présentera son dernier roman "L'été des Lucioles", Editions Héloïse d'Ormesson. Rendez-vous donné à 16 heures. Jean-Paul Laty animera la rencontre puis Gilles signera alors pour vous, rien que pour vous. 

     

     

    Vous détailler mon agenda de samedi et dimanche serait trop long à la suite de ce petit article, alors je vous dis à demain, et je vous dévoilerai le programme du week-end, et une surprise attendra tous les lecteurs de mes billets. 

     

    A vite. 

  • A découvrir : le 6ème printemps musical de Saint-Tropez

    MUSIQUE ST TROP.jpgLe printemps musical de Saint-Tropez vous est présenté par la Société Tropézienne des Amis de la Musique, association créée en 1983 par René Perrier alors adjoint à la culture de la ville de Saint-Tropez. Depuis 2013, Alexandre Durand-Viel, directeur général du Château de la Messardière à Saint-Tropez,  en est le président. 

    Cette association tend à encourager et soutenir les initiatives publiques et privées en faveur de la musique, et favoriser la vocation des jeunes musiciens. Elle organise donc plusieurs concerts de musique classique chaque année, au printemps et en automne. 

    En cette période transitoire du printemps à l'été, la STAM nous invite donc ce samedi 7 juin, à compter de 17h45 au Théâtre de la Renaissance situé sur l'incontournable Place des Lices de Saint-Tropez

    Henri Demarquette, violoncelliste et Plamena Mangova, pianiste nous embarqueront dans le doux monde d'Igor Stravinsky, puis un voyage délicieux au pays d'Edvard Grieg avec Sonate pour violoncelle et piano en la mineur, opus 36. Un court entracte vous sera proposé pour vous remettre de toutes ses douces émotions, que seule la musique classique est capable d'infiltrer en nous. Qui dit entracte, dit reprise, et nous finirons cette douce soirée avec la Sonate pour violoncelle et piano en la majeur, FWW 8 de César Franck. Un programme hors du temps, un programme comme nous aimerions en avoir plus souvent. 

    Henri Demarquette est né en 1970. A 13 ans il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il débute à 17 ans par un récital au Théâtre du Châtelet, et une émission télévisée enregistrée par France 3 avec la pianiste Hélène Grimaud (que j'adore). Dès lors, sa carrière prend un essor international et le conduit dans de nombreuses capitales accompagné des plus grands orchestres français ou étrangers. Il aborde régulièrement la musique contemporaine et se plait à défendre des œuvres rares. 

    Plamena Mangova de dix ans sa cadette est une pianiste bulgare qui est révélée en 2007 par le 2ème Prix au Concours Reine Elisabeth et embarque alors pour une carrière internationale. Elle est aussi lauréate du Festival Juventus en Franc et d'importants concours internationaux. Elle cultive son don de concertiste auprès d'orchestres de renom. Chambriste prisée, elle partage sa musicalité avec des artistes tels que Maria João Pirеs, Boris Berezovsky, Augustin Dumay, Mihaela Martin, Jian Wang, Pascal Moragues, Alexei Ogrintchouk, Alexander Kniazev, Frans Helmerson, Quatuor Ysaÿe…  

    Le programme est une parenthèse enchantée dans ce monde un peu brut. Un doux moment à partager dans une cadre idyllique qui plus est. Alors aucune excuse pour ne pas se rendre à Saint-Tropez ce samedi.

    Pour vos billets, rien de plus simple, il vous suffit de contacter l'Office de Tourisme de Saint-Tropez, ou de réserver sur le site de la Fnac, par exemple. 

    Et puis, si vous voulez soutenir l'association, y adhérer, rien de plus simple. Il vous faut rédiger un chèque de 15 euros (pour une personne, 25 euros pour un couple) et envoyer le tout à la Société Tropézienne des Amis de la Musique, BP 233, 83995 Saint-Tropez Cedex. 

     

  • J'aime ton mari de Sylvie Bourgeois - Coup de coeur la fée maraboutée - ADORA

    roman.jpgEmma, la quarantaine, est une héroïne comme je les aime. Elle a une belle conception du monde, le sens de la relation humaine, bienveillante, polie, réfléchie (quoique), et ce sens du "rendre service" qui se perd hélas dans notre société actuelle. 

    Emma entretient une relation conflictuelle, complexe avec sa mère, sa sœur, et avec sa sœur utérine. Emma est veuve, maman d'un bambin de cinq ans, et n'a pu mettre un terme à son deuil du mari perdu qu'à travers un engagement dans une ONG pour sauver l'Amazonie. Elle se moque du paraître, réfutant l'idée même de soigner son apparence, mais invitée au mariage de sa plus jeune sœur,elle doit composer le temps d'un week-end au Cap d'Antibes avec ce monde de paillettes et de paraître. 

    Départ de Paris pour Nice, puis Antibes. Dès les premières pages, Emma est confrontée à la bêtise humaine, aux règles de sécurité improbables et n'ayant aucun sens. Mais heureusement un gentleman intervient. L'arrivée à l'aéroport niçois sera aussi l'occasion d'être confrontée au ridicule de certains règlements. Sylvie Bourgeois nous décrit l'absurdité et la vacuité de notre monde actuel avec un regard, et une plume d'une extrême finesse. 

    Emma est incapable de se projeter dans l'avenir, n'arrive pas à être joyeuse pour le mariage de sa sœur utérine. Mais voilà, elle a passé un pacte avec sa meilleure amie Charlotte, coach sentimentale. Emma doit trouver l'homme de sa vie, aidée de Charlotte évidemment. En échange de quoi, son amie narre les aventures d'Emma sur son blog. C'est ainsi qu'Emma devient Virginie dans le monde virtuel, et que le blog de Charlotte connaît un succès sans précédent. C'est donc sous les conseils de son amie qu'Emma se doit de trouver un homme lors de ce week-end festif. 

    Projetée dans un monde qu'elle hait, mal à l'aise au sein de cette foule de "m'as-tu vu", ne connaissant même pas le futur marié,  Emma est pris de vertiges quand elle rentre dans l'Eglise. Ce lieu, symbole du décès mais aussi de la joie par le mariage. Avant même la cérémonie, Emma rencontre son futur beau-frère, une rencontre hors du temps, répondant au nom d'André. 

    Heureusement, Fred, le cousin mal aimé de la famille du marié, va s'approcher d'Emma, et entre eux, le fluide va passer. Ils sont tous les deux les indésirables du jour, mais invités parce que protocole oblige. Fred, le coiffeur qui ne parle que de sexe, attiré par les hommes, mais aux mains d'argent et au cœur de velours. Et puis, il y a Léonard, le mari de Fabienne, sœur aînée d'Emma. Avec lui, la relation est belle, mais secrète pour éviter d'attiser la jalousie de sa femme. Emma est à part. Elle entretient une relation tendue, dénuée de sentiments avec ses sœurs, avec sa mère. Pas de place aux sentiments. 

    Après la cérémonie, retour à l'hôtel où il faut se préparer pour la soirée. Soirée où Emma est attendue, en espérant qu'elle respecte les codes qui lui ont été dictés pour ce jour : être bien habillée (adieu sarouel et vêtements sans forme), ne pas causer de son Raoni pour soulever des fonds. C'est tout ce qu'on lui demande à la sœur de la mariée. 

    sylvie-bourgeois.jpg

    Débriefing avec Charlotte au téléphone, vêtir absolument la petite robe en crêpe framboise de la fée maraboutée, chausser des talons de 9 cm, et se coiffer. Emma n'a pas envie, mais Fred la prend en main, et au bout de quelques heures, Emma est méconnaissable. Une bombe, une beauté. 

    Et là, tout commence, ou tout se termine. Notre Emma se métamorphose. Elle ose, écoute les conseils de son ami Charlotte pour attraper un homme, et porte son envie sur Léonard, le beau-frère. Les vérités éclatent tout au long de la soirée, même tard dans la nuit. Personne ne se reconnait, personne ne comprend plus rien. Une valse de répliques et de dialogues entre André (le marié), Myrtille (la mariée et sœur utérine), Fabienne (la sœur), Léonard, Fred, et l'homme de l'avion. Au centre, notre belle Emma. Emma qui va en surprendre plus d'un, Emma qui se libère du poids de sa relation à la mère, Emma qui ose dire, Emma dit qui elle est au fond, s'éclate dans cette valse de sentiments et d'émotions. L'ivresse lui fait dire les vérités. Tout le monde ment à tout le monde, et puis la vérité éclate. 

    Sylvie Bourgeois signe là un roman doux et léger, mais pas si léger que ça. Quelques deux cents pages de vérités que seule Sylvie sait nous livrer sous des airs un peu désinvoltes, des messages forts, des vérités de vie. La plume de Sylvie est là, fine, vive, osée, véridique, tout en douceur, sincère et hilarante. L’œil de Sylvie sur le monde qui nous entoure, sur le sens de la relation humaine, sur l'indépendance de la femme, sur l'amour, sur la vie actuelle est d'une précision et d'une analyse déconcertante et si juste. Merci Sylvie Bourgeois pour ce dernier roman que j'ai dévoré et qui m'a fait rire, tout en me faisant réfléchir sur le sens que l'on donne à sa vie. 

    robe framboise.jpgUn bout de tissu framboise change le destin, comme quoi il en faut peu parfois. Mais ce petit bout de tissu va permettre aussi à notre héroïne d'être libre. La liberté, cette conception de vie chère à Sylvie Bourgeois. Emma apprend aussi qu'il ne faut pas intellectualiser notre plaisir, que l'on se doit de défendre notre territoire amoureux, et que l'amour nous fait accoucher d'un autre nous. 

    Si morale il doit y avoir à ce roman je reprendrais cette phrase si juste 

    "Savoir visualiser son désir, puis le formuler était la première pierre de l'édifice pour favoriser sa réalisation".

     

    Quelques extraits

    • - Avoir un gun, de l'argent et du pouvoir. Pourquoi croyez-vous que le pilote ne m'a rien dit alors que j'ai été plutôt grossier ? Il a senti que j'étais plus puissant que lui. La vie n'est qu'un rapport de force, une lutte de territoire. - Mince alors, j'ai tout faux, j'ai tout misé sur la bienveillance. Avec votre raisonnement, je devrais être morte depuis longtemps. - Vous êtes en état de survie comme tous vos semblables trop gentils. Prenez soin de vous, je dois rejoindre mon siège et ma femme (page 13)
    • Au lieu de râler et de rester dans le chacun pour soi, notre unique solution pour accéder au bonheur est de résister en s'entraidant , en plus c'est valorisant de se sentir utile (page 18)
    • Une des grandes règles de la vie est d'accepter que personne ne change, au mieux, les gens peuvent évoluer sur leurs bases mais jamais s'en fabriquer de nouvelles (page 26)
    • L'amour est une histoire de rencontre entre la peau et l'âme. Je suis ambitieuse, je veux vire avec l'homme dans les bras duquel je n'aurai pas peur de mourir. Je veux le respect, l'estime, la confiance, tout partager, il n'y a que dans les gestes du quotidien qu'est le véritable amour. (page 72)
    • Ou peut-être ne s'aime-t-elle pas belle ? Et préfère-t-elle que les personnes ne voient en elle que son esprit et non son physique ? (page 80)
    • Et efface le numéro de téléphone de ton chirurgien esthétique. A la prochaine piqûre, tu ne ressembleras plus à rien. On dirait déjà que tu as deux pneus à la place des lèvres. A force d'abuser du Botox, tu n'as plus d'expression, tu ressembles à une limande, tu sais, les poissons plats. [...] Prends plutôt des cours de joie. Mets du sourire dans tes yeux, tu verras, ça te changera la vie. (page 100)
    • De toute façon, comme disait Audiard,un riche ruiné aura toujours plus de fric qu'un pauvre qui a fait fortune. (page 108)
    • Oui et ce soir je me saoule jusqu'au dernier jour de mon existence, je ne veux plus connaître que l'ivresse et en vivre que pour l'instant présent. Je suis stupide de ne m'être jamais laissée aller et d'avoir toujours été dans le contrôle. (page 128)
    • Tu imagines un riche tout seul en vacances ? Il se flingue. (page 145)
    • ...elle projette dans la réussite de son mari sa crainte de ne pas arriver à construire toute seule sa propre vie, comme un bernard-l'ermite qui ne fout rien mais qui sait s'incruster dans les coquilles bien chaudes et douillettes de ceux qui triment. (page 156)
    • Fonce ma chérie, on n'a qu'une vie. N'intellectualise pas ton plaisir, lâche tes réticences, tes jugements, oublie comment tu t'appelles, d'où tu viens et offre-toi à fond. (page 178)
    • La vie serait plus jolie si on commençait tous déjà par sourire.(page 203)

     

    teeshirt et roman sylvie.jpg

    A cette occasion, Sylvie Bourgeois vous offre un tee-shirt

    et son dernier roman "J'aime ton mari".

    Dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde.

    Comment faire ? Envoyer un mail avec vos coordonnées à Bérangère  

     

    berangere-lanteri.jpeg

     

     

     

  • Prix Messardière - Roman de l'été - 2014

    messardiere 2.jpgVoici un mois, je vous informais de ce prix littéraire dans ma chronique "Prix Messardière 2014"

    J'ai eu l'honneur d'être l'invitée d'Alexandre Durand-Viel, directeur général du Château de la Messardière, pour ce week-end placé sous la remise du Prix Messardière - Roman de l'été, en ma qualité de blogueuse littéraire. 

    Arrivée samedi aux alentours de 13 heures, l'accueil réservé par Alexandre Durand-Viel relève de la bienveillance et de la simplicité dans un écrin luxueux qu'est ce fabuleux château. Le déjeuner sur la terrasse surplombant Saint-Tropez, avec vue sur la mer, n'est qu'un délice difficile à décrire. Les convives parmi lesquels je prends place ne sont que bonne humeur, rires, humour dans une ambiance décontractée. Le déjeuner est succulent, mêlant subtilement saveurs et produits frais. Les papilles gustatives sont en émoi. 

    Jean Brousse, Président du Prix, est un homme bon, qui aime la vie, qui aime vivre, qui manie la langue française avec délicatesse et qui n'a de cesse de semer sa bonne humeur. Patrick Mahé et son inséparable écharpe bleue cobalt, est un homme de lettres, un homme heureux aussi. Ces deux hommes du monde littéraire n'ont cesse de conter anecdotes, mais sont aussi des hommes à l'écoute et avec qui le dialogue est aisé et intéressant. Deux très belles rencontres. Jacques de Bono, journaliste radio, arrive. Il est un homme touchant, et qui a lu tous les livres présentés. Il a fait son boulot jusqu'au bout, annotant les livres, rédigeant des notes. Il nous le prouvera lors du grand oral des trois romancières, même si ses interventions ont quelque peu étonné, il est un journaliste professionnel. Nicky et Marie-Pierre sont à ma droite, et elles sont de ses femmes élégantes qui inspirent le respect et s'avèrent des personnes douces et à l'écoute. Un déjeuner comme je les aime, entre gens cultivés mais n'omettant pas que la vie est courte et que rire est bon, accompagnée de mon mari et en compagnie d'Alexandre Durand-Viel, un homme qui sait recevoir.

    L'après-midi est ponctuée d'interview. Les romancières sélectionnées n'ont de cesse de répondre aux questions des journalistes présents : de Public-Sénat à Global TV. Pour ma part, je m'installe et découvre ce palace. Je relis mes quelques notes sur les trois romans sélectionnés, prend connaissance du dossier de presse du Prix délicatement mis à ma disposition dans ma chambre avec vue sur les collines et la mer. 

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    L'heure du grand oral approche. Parce que le Prix Messardière n'est pas comme tous les autres prix. En effet, les auteurs doivent passer un "Grand Oral". Je vous explique. Chacun des auteurs devra s'exprimer devant le jury et le public pour parler de son roman sélectionné, puis se devra de répondre aux quelques questions posées. 

    Rendez-vous est donné au Patio, un lieu qui apaise, sobre et luxueux. Le jury prend place, le public s'installe, et au bout de quelques minutes la salle est remplie. Je retrouve avec joie Jocelyn Dailly, libraire de la Croix-Valmer. Je parcoure de mes deux yeux l'assemblée et je ne peux que constater que la moyenne d'âge avoisine la soixantaine. Je me demande pourquoi dans toutes les manifestations littéraires, les jeunes ne sont pas présents. La littérature aurait-elle désertée l'esprit de notre jeunesse ? Mais passons, en tout cas pour l'instant.

    Beaucoup de personnes présentes n'ont pas lu l'intégralité des trois livres en lice, mais beaucoup ont entre les mains les trois romans, et ceux qui ne les ont pas acquis le feront par la suite lors du cocktail. Comme quoi, l'oral qui va se dérouler dans quelques minutes a un pouvoir de persuasion sur l'auditoire. Ce que mon mari, pas lecteur, me confirmera par la suite, puisqu'il me confiera que cette épreuve lui a donné envie de découvrir ses plumes littéraires. 

    Jean Brousse présente l'ensemble des membres du jury : Didier Van Cauwelaert, écrivain et lauréat 2013 ; Marie-Christine Imbault, journaliste pour Livre Hebdo ; Antoine Lanzaro, libraire de Saint-Tropez ; Patrick Mahé, journaliste, écrivain et organisateur des Nocturnes à Vannes ; Daniel Martin, journaliste et critique littéraire à La Montagne ; Marianne Payot, journaliste et critique littéraire à l'Express ; Gonzague Saint Bris, écrivain ; et la magique et magnifique Macha Méril, comédienne et auteur, entre autres, de "L'amour dans tous ses états" (Flammarion). Il n'omet pas non plus de souligner la présence de Michel Legrand, parrain de cette édition, et incroyable compositeur que tout le monde connait, qui a écrit "Rien n'est grave dans les aigus" (Le Cherche Midi)

    Alexandre Durand-Viel remercie ses différents partenaires, la génération 2012 du Prix Messardière, présente en partie, et JP Gérard artiste qui offre aux trois romancières une de ses créations. 

     

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    Gonzagues Saint Bris, auteur de "Le Marquis de Sade" et "Tête à tête avec Georges Sand" (dernières actualités littéraires) prend la parole à son tour, et l'on retiendra de son discours que la Messardière est un grand hôtel littéraire, une image dans le paysage français, que la dédicace est un moment magique pour l'auteur comme faire l'amour, et cette citation de William Butler Yeats "Marche doucement : parce que tu marches sur mes rêves". 

    Le grand oral sonne enfin, nos oreilles sont grandes ouvertes pour écouter Fréderique Deghelt pour Les brumes de l'apparence (Acte-Sud), Françoise Cloarec pour De père légalement inconnu (Phébus) et Colombe Schneck pour Mai 67 (Robert Laffont). 

     

     

    DSC00844.JPGColombe Schneck sera la première à se lancer, confortablement installée sur une chaise haute. Un tirage au sort a déterminé l'ordre de passage, notons-le. 

    Pour son auteur, Mai 67 est une parenthèse enchantée. Elle nous explique qu'elle cherche le bonheur, le soleil, l'amour dans ses livres (sept à son actif). Elle a voulu nous conter Brigitte Bardot, l'instant d'une histoire d'amour avec un technicien accessoiriste, en mai 67. Pour Colombe, BB est la beauté,elle est le symbole d'une grande liberté, elle est une révolutionnaire sans le savoir. L'idée est venue à Colombe après avoir lu "Initials BB", dont Patrick Mahé a d'ailleurs l'original chez lui. En dévorant cette biographie, Colombe Schneck a été happée par une phrase "F mon chauffe coeur". De là, elle nous explique que son roman s'est dessiné. Elle a eu la chance de rencontrer F qui lui a conté ce que c'est que d'être aimé par BB. L'année67 est une année importante que l'on oublie. C'est l'époque de la chasse à Bardot par tous. BB est une charnière entre deux époques. 

    Colombe nous parlera aussi, suite à une question de Didier Van Cauwelaert, de JM Roberts qui a été son premier éditeur. Les yeux de Colombe s'humidifie d'ailleurs dès qu'elle parle de cet homme que personne ne peut oublier.

    DSC00845.JPGL'heure est à Françoise Cloarec pour son roman "De père légalement inconnu". Cette romancière est aussi peintre et psychanaliste. Elle nous parle de Séraphine, son sujet de thèse, mis plus tard à l'écran avec l'incroyable Yolande Moreau. Pour Françoise il est nécessaire, utile, indispensable de mettre des mots sur les émotions. Françoise écrit sur des inconnus. Dans son dernier opus en lice pour le prix, elle écrit sur un adjujant, elle se met dans la peau d'un homme donc. Elle nous conte l'histoire de son roman. Une rencontre pas comme les autres. Mais je ne vous en dirais pas plus. Son roman conte le parcours d'une jeune fille née après la guerre en Indochine. Une jeune fille qui veut savoir qui est son père. Un militaire français parti après la guerre. Une histoire de metissage, un hommage aussi à ces 5 000 enfants nés à cette époque. Pour Macha Méril, c'est une prouesse d'écriture que signe là Françoise Cloarec. C'est un livre qui instruit, c'est un livre d'écriture, optimiste et ne pas oublier que le métissage est un avenir. 

    L'heure tourne et nous sommes tous absorbés par cet oral qui est un pur bonheur. 

    DSC00847.JPGVient le tour de Fréderique Deghelt pour Les Brumes de l'apparence (Acte-Sud). Un peu déjantée, Frédérique nous explique qu'elle n'a pas choisi d'être écrivain, elle a choisi d'être journaliste, ce qu'elle sera durant de nombreuses années. Frédérique a toujours écrit (des poèmes, des nouvelles, des histoires) depuis petite. Elle continuera tout en étant journaliste. Puis, le premier roman voit le jour, est publié, et Frédérique peut dès lors se consacrer à l'écriture. Elle est une des rares auteurs à pouvoir vivre de sa plume. Elle nous dit attendre qu'un personnage vienne à elle. Dès lors, elle peut alors prendre sa plume et couvrir les pages de son écriture. Elle capte les instants de vie. Son héroîne est une femme de l'apparence, une vraie parisienne, au mauvais sens du terme. Elle va découvrir sa famille, et avoir contact avec l'au-delà. Son roman est fait de scène sensuelles avec la nature, décrit un rapport avec le monde invisible qu vaut l'internement de l'héroîne. 

    Le temps du délibéré est arrivé. Après quelques minutes d'attente, de suppositions dans le public, d'échanges entre chacun, les avis sont très partagés. Chacune de ces trois romancières a su interpeller le public. 

    Le verdict ne se fera pas attendre, et le Prix Messardière-Roman de l'été 2014 revient à Colombe Schneck pour Mai 67. 

     

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    Je puis enfin le dire maintenant, mais c'était mon choix. En effet, ce roman a tous les critères du roman de l'été tel que je le perçois. 

    Je vous livrerais dans quelques jours, la suite de mon séjour dans ce château tout simplement magique, et puis je vous donnerai aussi mon analyse de ces trois romans en tant que lectrice. Je peux d'ores et déjà vous avouer que les trois gagnent à être connus, et qu'ils sont des livres à glisser sans aucune réserve dans vos valises estivales. 

     

     

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  • Rencontre avec Gilles Paris, l'auteur voyageur

    gilles paris nice.jpg21 heures, je retrouve Gilles à Nice, sur la promenade des anglais. Fraîchement arrivé de Paris, le ciel niçois lui a réservé un accueil tout en beauté. La mer est surplombée d'un ciel bleu, rose, mauve, une rareté. 

    Gilles est de ces auteurs que j'affectionne, et au fil des années il n'a que conforté mon idée qu'il est un auteur à part, et un homme de cœur. Nous avions préparé notre rencontre via les réseaux sociaux, et étions d'accord sur un entretien autour d'un bon repas méditerranéen, à la place d'une interview un peu impersonnelle qui ne laisse pas place à l'improvisation.

    C'est donc autour d'une salade avocat-pamplemousse que nous commençons à discuter, à nous entretenir. Gilles est heureux d'être là, il est souriant et en mode "décontracté". Avouons que le cadre de notre chère Côte d'Azur ne peut que détendre. 

    Gilles Paris n'est pas un nouveau dans le paysage de  la littérature française. Il n'a d'ailleurs connu que ça, que ce monde. C'est un milieu qu'il aime et affectionne. Il a été attaché de presse durant de longues et douces années d'auteurs connus et reconnus. Le monde littéraire est sa deuxième famille. Après avoir travaillé dix ans chez Plon, puis sept ans chez Lattès, entre autre, Gilles Paris crée sa propre agence de communication à Paris, dans le très chic quartier de Saint Germain des Près. gilles paris nice 3.jpg

    A l'âge de dix ans, Gilles écrit déjà. La plume sera son arme, son refuge. Gilles rédigeait des nouvelles, se mettait dans la peau d'un enfant. Il n'a eu de cesse de poursuivre son écriture en ce sens. De nouvelles, il passera alors au roman, mais il me confie alors que son premier roman est au départ une de ses nouvelles écrites à l'adolescence. 

    Son amour pour les mots, pour la langue française est un amour sans borne. Il joue avec les mots, il joue avec les expressions, et tout cela est d'autant plus réussi qu'il le fait d'un point de vue d'un enfant de 9/10 ans dans tous ses romans. 

    Tous ses romans, parlons-en justement. La notoriété de Gilles n'est plus à faire, et il faut savoir qu'il fait partie de ces rares auteurs connus et reconnus qui ne "pondent" pas un roman tous les ans, ou tous les deux ans, puisque Gilles a écrit quatre romans en vingt ans. 

    Gilles rédige vite ses romans, il se qualifie d'obsessionnel de l'écriture, mais par contre il est long à se relire, à se corriger. Il reste aussi très attentif à la musicalité du mot, des mots. 

    Mais comment écrire de tels romans en ce mettant dans la peau d'un enfant de neuf ans ? Gilles me confie alors qu'il s'inspire d'enfant qu'il connait. Pour son dernier roman "L'été des Lucioles", Gilles s'est aussi longuement entretenu avec deux jumeaux qu'il connait depuis longtemps, deux ados blogueurs qui dévorent en moyenne 80 à 100 livres par an. Il note alors les expressions, les incompréhensions des enfants face à certaines réflexions d'adultes, car oui la langue française est riche, et pleine de fraîcheur pour les enfants. A titre d'illustration, dans l'Eté des Lucioles, Victor se dit ma sœur va se donner à Luigui, j'espère qu'il me la rendra. Effectivement, nous adultes, utilisons souvent des mots, des expressions qui ont tout autre sens dans le cerveau d'un enfant. 

    Nous en sommes à la fin du repas, commandons un café et une tisane. Notre rencontre dévie sur une conversation plus personnelle, et de cela je ne vous en parlerai pas. Par contre, je vous conterai dans les jours à venir l'intervention de Gilles aux Jeudis Littéraires de la ville de Nice, en compagnie d'Aurélie de Gubernatis dont il a été l'attaché de presse pour son premier roman. 

    Gilles merci de cette douce soirée, les pieds presque dans l'eau, de ce délicieux repas, et de ces moments partagés. 

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    Gilles Paris sera au Festival du Livre de Nice du 13 au 15 Juin 2014, pour présenter

    "L'été des lucioles",paru chez EHO. 

    • Papa et maman sont morts - Point Seuil
    • Autobiographie d'une courgette - Flammarion et J'ai Lu
    • Au pays des kangourous - Don Quichotte éditons et J'ai Lu
    • L'été des Lucioles - Edition Eloïse d'Hormesson 
  • Ma Palme d'Or du Festival de Cannes

    Sylvie soiree Calvin KleinJPG.JPGComme chaque année, mon amie Sylvie Bourgeois-Harel, romancière,  passe quelques jours à Cannes à l'occasion du Festival.

    Comme chaque année, mon amie Sylvie Bourgeois-Harel me téléphone pour que l'on puisse se voir, discuter et passer un agréable moment.

    Comme chaque année, je me fais une joie de la rencontrer, partager un thé avec elle, et causer littérature, vie, bonheur. Surtout que l'année dernière je n'avais pu me déplacer pour des raisons médicales. 

    Cette année, c'est donc avec grande joie que je rejoins Sylvie à Cannes, qui de plus m'offre son dernier roman "J'aime ton mari", accompagné d'un tee-shirt La fée Maraboutée, son partenaire. De cela, je vous en parlerai très vite ici-même car ce roman est un instant magique, une bulle d'oxygène. 

    Sylvie a transformé ma journée en ce mardi 20 mai 2014. J'ai été, grâce à sa bienveillance et son amitié, l'instant d'une journée, une privilégiée. 

    Déjeuner dans les cuisines du Martinez (Grand Hôtel Hyatt Cannes Martinez) est un privilège réservé à peu. Son chef, Christian Sinicropi, avait l'année dernière mis à l'honneur Sylvie avec un plat "Un instant avec Sylvie Bourgeois", servi dans une assiette inspirée de son roman "Sophie à Cannes" (Flammarion), dans son restaurant La Palme d'Or (2 étoiles au Guide Michelin et un 17/20 au Gault-Millau). Sylvie Bourgeois. Martinez.jpg

    Me voici donc confortablement installée sur une banquette, en charmante compagnie, dans les cuisines du chef, où quelques quatorze cuisiniers travaillent dans un silence étonnant, ponctué de "Oui Chef". 

    Un instant magique, un instant merveilleux et des rencontres uniques, comme seule Sylvie en a le secret. Voisine de Caroline Vié, journaliste "20 minutes",que je ne connaissais que de nom pour avoir lu son "Brioche" paru chez JCLattès, et de Christian Sinicropi, ce déjeuner ne sera que découvertes artistiques. 

    Oui, la cuisine est un art, et son digne représentant en est Christian Sinicropi. Un homme jeune, souriant, aimable, passionné et passionnant, et qui en cette période de festival n'a aucune marque de fatigue, mais un sourire ravageur. Cet homme est passionné. Un "simple" CAP en poche, il gravit les échelons dans ce monde très fermé qu'est la gastronomie, et devient chef du Martinez. On comprend pourquoi dès lors que l'on cause avec lui. Sa passion ne se limite pas aux mélanges subtils des saveurs, et des aliments. Il pense ses plats pour offrir, à qui viendra manger ici, un émerveillement de tous les sens. 

    A l'arrivée de l'apéritif, vos yeux sont attirés et éblouis par la mise en scène de quelques amuse-gueule succulents. Tout est réfléchi. Le présentoir, imaginé avec Monsieur Gruss, est une merveille pensé par Christian, fabriqué par sa femme dans leur atelier. Une céramique qui est tout simplement une oeuvre d'art. On s'extasie, on est même un peu gêné de déguster ce qui nous est présenté. Une fois en bouche, vos papilles salivent. Cet apéritif sera ponctué de "mmmmmm", "oooooo", en choeur avec Caroline. 

    Christian nous explique alors, qu'il travaille l'assiette de présentation. C'est ainsi qu'en cette période, il a conçu, voici quelques longues semaines, l'assiette de Jane Campion. Un vibrant hommage à "La leçon de Piano" (film préféré de ma jeune fille par ailleurs). Vous la décrire ôterait l'éclat de cette réalisation, aussi une photo illustrera tout le travail de Christian, en étroite collaboration avec sa femme. En effet, elle a suivi une formation durant une année, et depuis façonne les assiettes que son mari imagine. Ceci n'est possible que part une étroite collaboration qui fonctionne, et par l'intérêt que porte Christian aux arts dans leurs ensembles. Il peut vous causer cinéma, littérature, peintures, sculptures, photographies, pêches, produits régionaux et locaux, poissons, cuisine, gastronomie.. Une mine de connaissances qu'il met au service de son métier et de sa passion. 

    assiette-jane-campion.jpg

    Il est de ces hommes qui vous transmettent avec simplicité son métier, son regard sur la vie. Il est un cuisinier qui, au-delà de gérer son équipe avec poigne mais dans un gant de velours, réunit dans ses plats cinéma, littérature, saveurs, regards. Il est de ces rares rencontres qui ne laissent pas insensibles, et qui ne peut qu'être admiré, et respecté pour l'ensemble de toutes ses qualités et il est à lui tout seul un savant mélange des arts. 

    sylvie bourgeois christian sinicropi.JPG

    Ce déjeuner est MA Palme d'Or à Cannes, en attribuant bien évidemment le prix de l'amitié à Sylvie Bourgeois et Philippe Harel, le prix de la nouvelle amitié à Caroline Vié, et le prix de l'extase à Christian Sinicropi. 

    Merci pour cet instant magique, gravé à jamais. 

  • Antoine de Caunes, Nice-Matin et moi à Cannes

    Antoine de Caunes.jpgConfortablement installée dans mon canapé, regardant le Grand Journal, le dring de mon I-Phone m'avertit qu'un mail vient d'arriver. J'attends la pub. Ouvre mon mail sur mon smartphone et Oh !!! Surprise, je suis conviée par Denis Carreaux, rédacteur en chef du Groupe Nice-Matin, à rencontrer Antoine de Caunes. Celui-là même qui était dans mon écran il y a quelques minutes ? Ben oui...

    J'avais déjà vécu l'expérience avec Denis Brogniart, voici quasiment deux ans. Depuis le temps, ma plume est plus alerte et aisée, je suis moins stressée, je trouve les questions à poser, mais quand même "Antoine, quoi". Je ne réalise pas vraiment en fait. 

    Bref, le jour J est arrivé. Se lever, se préparer. Pour cela, rien de tel qu'un rouge-noir de Chanel sur mes ongles, et quelques bijoux de mon amie Camille (Gew & Co'h, à découvrir d'urgence), tout est dans le détail, l'accessoire m'a-t-on dit. Un jeans, une veste blanche et ma canne pour aller à Cannes ( je vous l'accorde c'est pas l'accessoire qui tue mais suis obligée de faire avec). 

    Prendre le train, se prendre une amende de dix euros parce qu'on a pris le TGV et non le TER, ça c'est fait, mais je suis enfin à Cannes avec une bonne demi-heure d'avance sur le rendez-vous, le temps de trouver le patio Canal+

    Me voici donc devant, un peu hésitante. Deux vigiles, à l'air aimable notons-le, me scrutent, et puis un homme est là, explique sa venue. Je sens que ce mec est ici pour les mêmes raisons que moi. Je m'approche donc, et là, ouverture des portes très prisées dudit patio de Canal+

    J'entre là dans les coulisses du Festival de Cannes. Un endroit chic, même très chic mais super simple. On y est à l'aise de suite. Accueillie par une charmante dame blonde au sourire ravageur qui s'avère être une assistante d'Antoine, installée sur la terrasse les pieds dans l'eau, j'hallucine et déguste ce moment. Pas longtemps, puisqu'un serveur vient m'offrir une coupe de champagne, et installe un parasol pour nous protéger du soleil. Un pur bonheur. Hallucination 2.

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    L'heure tourne, Denis Carreaux arrive, les lecteurs aussi (nous sommes six au total), petit débriefing pour tout le monde.On discute, on se présente, et on attend Antoine, évidemment. 

    Antoine arrive, à l'heure, même à l'avance. Sourire ravageur (lui aussi), jeans et chemise, tenue chic et décontractée, Antoine quoi. 

    Les présentations se font, Antoine s'intéresse à chacun d'entre nous, me demande ce qui m'est arrivée pour que je sois "béquillée", coupe son téléphone et attends donc nos questions. Mais voilà, face à son naturel, le jeu des questions-réponses n'aura pas lieu. Il s'agira plus d'une discussion qui durera plus d'une heure. 

    Cet entretien se fait dans la décontraction la plus totale, mais surtout Antoine est un homme cultivé, courtois, souriant, passionné et passionnant, maîtrisant l'humour,et sans langue de bois. Un pur bonheur. Nous échangeons Grand Journal, programmation, littérature, boulot... 

    Heureux d'être aux commandes du Grand Journal, il n'est pas un homme de bilan, il n'est jamais satisfait de sa quotidienne et c'est ce qui le pousse à faire toujours mieux, ou de manière différente. Très satisfait que Pierre Lescure soit nommé pour l'année prochaine directeur du Festival de Cannes, doutant des performances de kiteur de son ami José Garcia qui sera très certainement là pour la dernière du Grand Journal à Cannes, Antoine se livre sans tabou. 

    Il est maintenant temps de se diriger sur la terrasse pour la traditionnelle séance de photos, qui sera tout sauf une traditionnelle séance photographique. Arrivés sur la terrasse, Antoine fait la bise à son équipe, à ses chroniqueurs présents, qui eux-mêmes nous feront la bise et auront un mot pour nous. Et là, Bérangère, donc moi, est sous le choc : Doria est là, mais pas que. Cette femme est une bombe, elle est magnifique, simple, belle, souriante, aimable... Un "je vous adore" sort de ma bouche sans prévenir, et elle me répond "Merci, vous êtes trop mignonne" (elle a du sentir que ça venait vraiment du cœur).

    Antoine déconne, Antoine sourit, Antoine nous demande de rire tous ensemble pour que les photos soient plus sympas (et c'est vrai), Antoine se plie au jeu des photos individuelles (je n'en ai pas prise, car pour moi les souvenirs sont dans le cœur et dans la tête). Antoine interpelle son assistante pour que nous soyons tous invités dans le public du Grand Journal, option assis. 

    Antoine est un homme simple, accueillant, ouvert, sympathique, cultivé, intéressant, aimable, souriant... 

    Un beau moment partagé. Merci Antoine, Merci Denis, Merci Nice-Matin. Mais l'aventure ne s'arrête pas là pour moi, je vous en dirais plus dans les jours à venir...

    Pour le moment je m'en vais, toujours à Cannes, prendre un thé avec Sylvie Bourgeois et Philippe Harel. 

    A très vite, et pour lire l'article de Nice Matin, cliquez ici, et pour voir ma trombine filmée c'est par là. 

  • La librairie Jean Jaurès à Nice : un lieu unique et magique

    journée des librairies.jpgDemain, samedi 26 avril, c'est La journée, la fête de la librairie indépendante. A cette occasion, votre libraire, et non la FNAC ou toute autre "grosse" enseigne, vous offre une rose pour un livre. Une belle initiative à partager. 

     

    Aussi, j'ai décidé de mettre à l'honneur sur mon blog, MA librairie : la librairie Jean Jaurès, 2 Rue Centrale à Nice. Celle que j'aime, celle que j'affectionne particulièrement et ce pour plusieurs raisons.

     

    jeunesse littérature jean jaurès.jpgTout d'abord le lieu. Située à l'orée du Vieux-Nice, face au lycée Massena, longeant notre nouvelle Coulée Verte, cette librairie est un idéalement située. Son accès est facilitée par le tramway aussi. 

    Voici un an, elle a subi un lifting architectural. Matières nobles accueillent quelques milliers de livres.

    Un endroit dédié à la littérature de jeunesse, l'un des plus grands de la région à ma connaissance. Les enfants aiment cet endroit où toucher un livre est possible, sans que l'on vienne vous dire "Pose ce livre, tu vas l'abîmer" : paroles maintes fois entendues chez certains libraires et par quelques vendeuses de grandes enseignes. Cette approche permet donc à tout enfant de se familiariser avec l'objet livre qui est très souvent, voire trop souvent, considéré comme un objet que l'on ne peut toucher (parole d'enseignante que je suis). 

     

     

    jean jaurès.jpgDeux autres endroits dédiés aux adultes. Ici aussi, on peut toucher, regarder. Les livres sont posés ici et là. On se promène, on découvre. On a le choix, on découvre. Pas de signalétique, petites maisons d'édition et grandes maisons d'édition se côtoient. Du roman au documentaire, en pensant par les magazines, on trouve tout dans cette fabuleuse librairie. 

    L'équipe quant à elle est au top. Toujours souriante, toujours à l'écoute. Les conseils sont pertinents, l'humour est là aussi. Que le soleil brille, que les nuages soient présents, que la pluie inonde notre beau ciel bleu, vous aurez toujours des rayons de soleil dans cette librairie par le sourire de tous les libraires.

     

    La librairie est présente sur un grand nombre de manifestations de la région, elle reçoit aussi, très régulièrement, des auteurs. Sans omettre, les mercredis consacrés à la jeunesse avec des animations au top.

    Bref, un lieu où il fait bon vivre, où il est agréable de venir. 

    Et puis, les services de la Librairie ne s'arrêtent pas là. Vous pouvez commander vos livres sur leur site internet, avec le choix de la livraison à domicile ou le retrait en magasin.jeanjaures_logo.jpg

    Alors, amies et amis, ne cherchez plus où vous procurer les livres que je chronique ici et là sur mon blog, mais cliquez sur ce lien et Patrick et son équipe seront heureux de vous livrer le livre que vous voulez. 

    Bon week-end à vous tous.

     

  • A gagner : Le silence des rails de Franck Balandier

    Il est de ces romans qui m'ont bouleversée en ce début d'année 2014. 

    Il est de ces romans que l'on se doit de lire, dans un devoir de mémoire.

    Il est de ces romans qui touche en plein coeur.

    Il est de ces romans qui doit être dans votre bibliothèque.

     

    Il c'est "Le silence des rails" de Franck Balandier, paru chez Flammarion. 

     

    Franck, c'est un auteur.

    Franck, c'est un homme cultivé, doté d'une sacrée dose d'humour. 

    Franck, c'est un homme qui aime la musique, l'histoire.

    Franck, c'est un regard pertinent sur l'histoire, la société.

     

    Pour toutes ces raisons, et parce qu'ils le valent bien (le livre et l'auteur), je vous offre cinq exemplaires de ce roman touchant. Si, en plus, vous êtes de la région, je vous inviterai lors du Salon du Livre à rencontrer cet auteur, le vendredi 13 juin, ou encore le samedi 14 et pis même le dimanche 15 juin. 

    Pour cela, rien de plus simple : envoyez-moi vos coordonnées par mail, ou par message privé via Facebook. 

    A très vite, et si vous voulez avoir un aperçu de ce roman, ça se passe ici :

    Le-silence-des-rails-185x300.jpg

    Le silence des Rails de Franck Balandier 

  • Prix Messardière 2014

    logo.jpgIl est de ses rencontres qui bouleversent votre quotidien.Telle fut ma rencontre ce vendredi avec Sarah Lhermitte à la tête de Made In Riviera, le mensuel 100% Nice et Côte d'Azur qui en cette nouvelle année, s'est associé à Culture Mag.

    Autour d'un café et d'un coca (même plusieurs cafés, avouons-le), nous n'avons eu de cesse de parler de la culture dans notre région que nous chérissons tous. Me sachant passionnée de littérature, Sarah m'offre un open space pour vous causer livres, pour vous faire découvrir des auteurs, une fois par mois donc dans son magazine. Vous dire que je suis heureuse est anodin, vous dire que j'ai un peu le trac l'est moins car il est réel.  prix messardiere,saint tropez,prix littéraire,roman français,made in riviera

    Mais en attendant l'édition du mois de Mai, et en partenariat avec Made In Riviera et Culture Mag, je vais vous parler d'un prix littéraire, le "Prix Messardière"

     

    Le Prix Messardière est décerné chaque année au Hôtel Château de la Messardière à Saint-Tropez. Ce lieu mythique et majestueux fut d'abord un château construit au XIXème siècle. Le château a connu le faste de fêtes somptueuses accompagnées par la douceur d'accords de musique, ou l'abandon, livré selon la légende, aux quatre vents. C'est donc un lieu chargé d'histoire, où il règne en effet une atmosphère particulière, à la fois excitante et mystique. 

     

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    Il est donc un lieu où les artistes sont nombreux, où les artistes internationaux du très élitiste Festival Classique de Ramatuelle ont élu domicile, où une place de choix est réservée à Victoire de la Messardière qui expose ses œuvres dans le château de ses ancêtres. Il est un lieu sur les terres de Colette et de Sagan où manquait la littérature, et où en 2011 la Première édition du Prix Messardière a vu le jour. 

    Ce prix a pour vocation de désigner le livre qu'il faudrait retenir, le livre que nous emporterions si nous devions en choisir un seul. Un roman qui va nous accompagner dans nos villégiatures estivales, le texte pour ces moments de repos et de liberté, l'ami fidèle, agréable et enrichissant avec qui nous souhaitons passer l'été qui s'annonce. Il s'agit donc du prix du roman de l'été. 

    Plus que jamais engagé dans une démarche artistique, le Château de la Messardière s’ouvre au monde de la littérature en créant donc ce prix. Ce nouveau rendez-vous culturel n'a d'autre ambition que de vous aider à choisir "LE" roman qui accompagnera vos moments de détente de d'évasion durant la saison estivale. 

    Pour cette quatrième édition, 17 éditeurs ont présenté 27 livres. Lors de sa première réunion le jury a sélectionné les ouvrages suivants :

    • Tuez qui vous voulez d'Oliver Barde-Capuçon - Acte Sud
    • Fais le pour maman de François-Xavier Dillard - Fleuve Noir
    • De père légalement inconnu de Françoise Cloarec - Phébus
    • Un garçon disparait de François Rivière - Rivages
    • Les brumes de l'apparence de Frédérique Deghelt - Acte Sud
    • L'autre de Sylvie Le Bihan - Le Seuil 
    • Le Piège de Lovercraft d'Arnaud Delalande - Grasset
    • Le livre de René Belleto - POL
    • Mai 67 de Colombe Schneck - Robert Laffont
    • Les rouges de Pascale Fautrier - Le Seuil 

     

    Le roman qui remportera ce prix, est donc un roman français, une oeuvre de fiction populaire touchant à l'évasion sous toutes ses formes : amour, aventure, histoire, suspense. 

    Nous connaîtrons d'ici peu les trois finalistes, et le lauréat sera connu fin mai. Le  prix sera remis sur les belles terres varoises, dans un cadre féerique. Je ne manquerais pas de vous tenir au courant. Vous pouvez compter sur moi.

    Les lauréats des années précédentes :

    - La femme de nos vies de Didier van Cauwelaert - Albert Michel (2013) 

    - Le quadrille des maudits de Guillaume Prévost - Nil (2012)

    - L'odeur du figuier de Simonetta Greggio - Flammarion (2011)

    Les membres du jury 2014

    • Michel Legrand : parrain 2014
    • Jean Brousse, Président
    • Didier van Cauwelaert, écrivain - lauréat 2013
    • Marie-Christine Imbault, journaliste - Livre Hebdo
    • Antoine Lanzaro, libraire de Saint-Tropez
    • Macha Méril, comédienne
    • Patrick Mahé, journaliste et écrivain
    • Daniel Martin, journaliste et critique littéraire à La Montagne
    • Marianne Payot, journaliste et critique littéraire à L'Express
    • Gonzague Saint Bris, écrivain. 
  • Portrait chinois d'Akli Tadjer

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    Akli Tadjer s'est livré en toute confiance à l'exercice du portrait chinois. Comme toujours l'humour est au rendez-vous, je vous laisse le soin de vérifier tout cela. Et puis, n'hésitez pas à lire son dernier roman "Les Thermes du Paradis", paru aux éditions JCLattès. 

     

    Akli, si tu étais :

    • Un signe de ponctuation ? Exclamation !

    • Une chanson française ?  Les Yeux de la mère (Arno) il est Belge.

    • Un moyen de locomotion ? Le vélo.

    • Une œuvre d’art ? Le déjeuner sur l’herbe de Manet

    • Une devise ? Qui ne risque rien, n’est rien.

    • Un roman ? Je crois que sans « Les Ritals » de Cavanna, je n’aurais jamais écrit.

    • Un mot ?  Aimer

    • Un adjectif ? fort

    • Une ville ? Paris

    • Un philosophe ? N’importe quel chinois, on peut leurs faire dire ce qu’on veut

     


     

  • Les Thermes du Paradis d'Akli Tadjer - JCLattès

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    Akli Tadjer est un habitué de mon blog, car il est un auteur que j'apprécie, car il est un homme bienveillant, car il est de ces auteurs qui maîtrise une plume vive, alerte et humoristique. 

    Rencontré voici deux ans, au détour d'un stand du Salon de Livre de Nice, je lui dois de belles rencontres, telles Gilles Paris, Grégoire Delacourt, Delphine Bertholon... J'ai découvert son talent voici deux ans à peine.  Il est aussi une belle rencontre littéraire pour quelques amies, dont Marion, l'amie d'enfance. 

    Il nous revient en 2014 avec "Les Thermes du Paradis". Un opus de 314 pages paru aux éditions JCLattès en Mars 2014, reçu dans ma boîte aux lettres à cette période. Mon retard de chronique est dû à quelques soucis seulement, car ce livre fait partie de mes coups de cœur pour ce premier semestre 2014.

    Je retrouve la plume d'Akli, je retrouve son style, son humour et surtout son don à tourner toute situation dramatique en comédie, en rires. 

    Dès la première page, le ton est donné avec cette superbe citation de Romain Gary "Il ne faut pas avoir peur du bonheur, c'est seulement un bon moment à passer". 

    Adèle est à la tête d'une entreprise familiale, une entreprise de pompes funèbres, bref elle est croque-mort. Sa meilleure amie et co-locataire, Leila,est elle thanatopractrice (elle répare les morts pour les rendre beaux). Les personnages et le décor sont plantés dès les premières pages, et l'on se demande où va nous mener la plume d'Akli. Il rompt avec ses précédents romans par cette présentation d'un monde où l'on pense que le rire et l'humour ne peuvent avoir place. Cependant, on retrouve l’œil perçant de cet auteur, cette facilité à injecter de l'humour dans toutes situations. Parfois caustique, parfois cassant, Monsieur Tadjer nous promène par le bout du nez par le bout de sa plume. 

    Adèle est célibataire, ne trouve pas chaussure à son pied. Faut dire qu'annoncer son métier en fait fuir plus d'un. Cependant, sa sœur bienveillante lui organise la fête de ses trente ans qu'elle s'apprête à fêter d'ici peu. Fête à laquelle les amis d'enfance sont conviés,fête durant laquelle Adèle se doit (pour sa sœur) de trouver l'homme de sa vie. Mais Adèle se fiche de ses trente ans, elle sait qu'elle n'est pas bandante. Elle en veut à son père d'avoir hérité de lui son teint de bougie, son long nez et ses lèvres fines qui lui donnent en permanence cet air austère ou revêche.  Sans parler de ces yeux bleus, du même bleu que le détergent pour chiottes Canard WC. (p17)

    Leïla est quant à elle reniée par sa famille musulmane. Akli nous décrit avec beaucoup de réalisme et d'humour les convictions des familles musulmanes. On en rit,on est obligé, qui plus est quand tout cela est écrit par un auteur qui connaît bien le sujet. 

    Leïla est l'amie que l'on souhaite. Elle s'occupe de quatre macchabées dans une journée pour offrir une paire de Louboutin à son amie Adèle, elle lui signifie que non elle n'est pas moche, elle se trouve moche ce n'est pas pareil (p39), que quand elle aime, elle ne compte pas...Bref, l'amie, la vraie. 

    Bref, ces deux jeunes filles d'aujourd'hui vont partager leur quotidien au cours de ces quelques trois cents pages. Mais surtout, Adèle va trouver l'amour, le grand. Non, elle ne sera pas la conjointe d'un homme "normal". Elle tombe amoureuse d'un masseur qui officie aux Thermes du Paradis. Un homme noir, aveugle. Personne ne veut croire à cette histoire, sauf elle, sauf lui, sauf Leïla. 

    "J'aime être nue dans le noir avec lui. Dans le noir je m'oublie, je me donne et je me damne, le noir est la couleur de mes nuits, le noir est la couleur de mes jours, le noir est mon refuge, le noir est mon pays, le noir est la couleur de l'homme que j'aime, je suis faite pour vivre et mourir dans le noir" (p172)

    Par amour pour lui, elle va gravir tous les obstacles, elle va aller au bout de ses possibilités. Jamais elle ne va faillir, jamais elle ne baissera les bras, jamais elle se dira que cette histoire n'est pas possible. Elle aime, elle ne peut abandonner cet amour hors norme. 

    Mais Léo voudra-t-il de cet amour ? Léo, cet homme noir, qui vit dans le noir mais qui du bout de ses doigts ressent toutes les émotions de ces femmes et hommes qui viennent se faire masser. Léo qui a un coup de foudre pour Adèle. Léo pourra-t-il aussi oublier son ex-petite amie qui revient vers lui ? Léo acceptera-t-il l'opération de la dernière chance qui lui permettra de voir le monde ? Et comment réagira-t-il si la vue devait revenir ? Sera-t-il toujours aussi amoureux d'Adèle ? 

    De son handicap il en fait une force. Il apprend à Adèle à aimer de manière différente, il initie aux jeux de l'amour qui ne passent que par le toucher, l'émotion, la sensation. Léo est un homme attachant et qui tiendra le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page, je vous l'assure. 

    Akli décrit chaque moment avec une plume fine, ardente, vive et incisive. Derrière une histoire peu banale d'amour, on ne peut être insensible aux métaphores, aux phrases de cet auteur. Il pose un regard sur tout ce qui l'entoure, il a le sens du détail, de l'analyse. Ses descriptions sont poétiques, parfois érotiques aussi. Je découvre aussi un homme qui maîtrise tous les détails des chaussures Louboutin, sujet que je ne maîtrise absolument pas. 

    Akli a du faire une immersion dans le monde féminin pour écrire un tel roman. Il décrit l'intimité des filles avec une justesse et une réalité étonnante. 

    "C'est du cinq cents calories l'unité, mais ça vaut le goût. Tant pis pour nos hanches, tant pis pour nos fesses, welcome capitons et cellulite". 

    "Tu me fatigues avec tes complexes. Il y aura toujours une fille plus belle que toi devant toi.Si Léo t'aime, il t'aimera de jour comme de nuit. Sinon c'est un con et il ne te mérite pas. Moi aussi j'ai des complexes, mais je les mets de côté et j'avance". (p201)

    Le titre du livre est pertinent, mais il aurait pu aussi être "Les cercueils ne sont ni repris, ni échangés" (p46)

    Un roman à lire, à dévorer, à embarquer cet été, à partager. 

     

     

     

     

  • Irène Frain ouvre les "Jeudis Littéraires" à Nice

    jeudis littéraires0001.jpgLa semaine dernière je vous faisais part de ce nouveau rendez-vous niçois et littéraire, auquel je me suis rendue ce jeudi 17 avril avec mon amie Nathalie Coste, dont je ne manquerai pas de vous parler dans quelques jours. Mais ça c'est une autre histoire. Revenons à notre premier Jeudi Littéraire, à qui l'on doit l'initiative à Aurélie de Gubernatis. 

    17h45 : Nous franchissons le seuil de cette superbe bibliothèque "Louis Nucera". Tout au fond quelques chaises, quelques personnes sont déjà installées. Nous nous avançons dans le silence le plus complet (quelques étudiants travaillant), et nos yeux balaient cet espace dédié à la lecture. C'est la première fois que j'entre. Je découvre donc l'architecture moderne de cet espace. 

    De loin, j'aperçois Irène Frain, déjà rencontrée la semaine dernière dans le cadre du Prix Baie des Anges-Nice-Matin, dont elle est jury. Toujours aussi souriante, belle, charmante et douce. Se tient à côté d'elle, une belle femme blonde qui n'est autre qu'Aurélie. Je me présente, son accueil me fait rougir. Elle sait qui je suis car un ami commun lui a conté mon billet de la semaine dernière. Merci Gilles !

    Nous prenons place, et j'observe, je prends des notes aussi. L'attente semble longue. Mais qui attendons-nous ? Irène est là pourtant.... 

    Le public est mixte, la moyenne d'âge est la soixantaine, mais je me sens bien malgré ma petite quarantaine :-) 

    Les gens se parlent, ils sont des habitués des conférences. Le débat porte sur Françoise Sagan, dont le fils vient de tenir une conférence au CUM de Nice. D'autres cherchent Irène Frain du regard. Ils ont lu ces œuvres mais sont incapables de mettre un visage sur cette plume. 

    18h20 : des pas résonnent, des hommes en costumes sombres s'avancent. Qui sont-ils ? Les visages se dessinent et nous découvrons alors que Monsieur le Maire, Christian Estrosi, est là. Il est accompagné de Jean-Luc GAGLIOLO, conseiller municipal délégué au Patrimoine, à la Lutte contre l'illettrisme, au théâtre, à la culture et à la langue niçoise, et déjà rencontré aussi dans le cadre du Prix Baie des Anges, en sa qualité de jury. 

    jeudi littéraire première.jpgMonsieur Christian Estrosi, en sa qualité de maire, est heureux d'inaugurer cette belle initiative. Il ne manque pas de nous rappeler Louis Nucéra, de mettre l'accent sur le livre et la ville de Nice, la lutte contre l'illettrisme, le salon du Livre qui ne va pas tarder. Son discours est élogieux, et avouons qu'il est un grand orateur. 

    La parole est donné à Aurélie de Gubernatis qui a son tour remercie tous les partenaires qui ont permis que les "Jeudis Littéraires" voient le jour. Irène Frain prend place, l'échange peut commencer, et c'est avec joie et le sourire aux lèvres qu'Irène s'adresse à son public. 

    Attachée à la ville de Nice, elle remercie Suzanne Nucéra,veuve de Louis, de sa présence. Entre ses deux dames charmantes et élégantes une longue histoire d'amitié, une certaine complicité que l'on peut palper. Pour Louis Nucera, la question des origines était très importante, et c'est pour cela qu'Irène, au-delà de l'amitié, nous parle de cet écrivain niçois. En effet, Irène est venue nous présenter son dernier roman "Sorti de rien", paru chez Seuil. C'est un livre de mémoire, d'amour, un livre de la mémoire et du présent. 

    sorti de rien.jpgIrène Frain est thésarde, agrégée de lettres. Son père a une place importante dans sa vie, elle était sa préférée. Elle a de lui la curiosité, elle est curieuse de tout comme elle aime à le dire. Elle quitte très tôt la maison familiale, est professeure. Métier qu'elle qualifie de "passeur" et je ne peux qu'être d'accord avec elle. C'est une femme qui n'a de cesse que de travailler : journaliste, professeure, écrivain. Elle aime les histoires. Elle nous parle d'histoires. Histoire et histoire (importance de la majuscule). Sans le grand H, l'histoire est une story. Historia c'est une enquête au départ. C'est aussi un conte en français. Irène joue avec le mot "histoire", car dans son sillon d'écrivain il y a ce mot "histoire". Elle est une historienne de la grande Histoire, elle a suivie la story Agnelet, elle est dans l'histoire immédiate et elle nous conte son histoire personnelle. 

    Ce roman est né d'une réflexion qu'elle reçoit un jour. Un journaliste, dont on taira le nom, lui dit un jour "Vous êtes sortie de rien". Elle se tait, subit un chaos interne, et se sent impuissante. Elle ressent la colère de la dignité tâchée. Cette phrase lancée comme une flèche en plein cœur, l'interpelle, et elle décide de savoir pourquoi un tel propos. 

    Pour cela, elle va "enquêter" sur ses terres natales en Bretagne. Son métier de journaliste l'aidera pour approcher les bretons. Elle ouvrira enfin la fameuse valise noire paternelle, rangée chez elle en haut d'une étagère, sept ans après le décès de son papa. Elle part ainsi sur les traces de son père, sur l'histoire de son père, de sa mère, son histoire. Elle nous conte les codes des bretons. Les bretons de Terre, et les bretons de Mer : les mêmes fondamentaux, respecter les silences. Les silences ont une grande signification, Irène nous parle de l'épaisseur des silences. Elle cite son père pour illustrer son propos "Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas le bien".

    Elle nous fait découvrir sa Bretagne, l'histoire politique de sa terre natale : les rouges, les blancs, et elle qui viendrait des noirs... 

    Irène a écrit ce roman pour être au clair pour le tiers de vie qui lui reste. Pour cela  elle est allée aux enfers pour explorer les enfers, nécessaire pour revenir aux vivants. 

    L'échange est joyeux, empli d'anecdotes et puis le phrasé d'Irène Frain. Elle manie tout aussi bien la langue orale que la langue écrite. Je suis charmée, impressionnée...Jamais je ne pourrais converser avec Irène, tellement elle me laisse sans voix. Je ressens un profond respect pour cette femme. 

    Une très belle rencontre, une seule envie : lire "Sorti de rien". Je m'en vais donc commander un exemplaire chez mon libraire, et vous donne rendez-vous dans quelques jours. 

    Merci à Irène Frain, Aurélie de Gubernatis, la ville de Nice, Suzanne Lucéra.

     

    "Moi,la fille à la déprime,je me soigne à la curiosité"